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Billet du 12 aout 2024

Les fleurs de courgette : une couleur et une taille qui illuminent le jardin au milieu d’un océan de larges feuilles encore vertes, avant la canicule.
Le rituel, à chaque visite à Goély : faire le tour du jardin pour voir ce qui a poussé, ce qu’il y a à faire. On prend des nouvelles des oignons, des salades et autres tomates. Ça nous met en appétit … pour désherber, tâche essentielle pour que nos plantations survivent à l’exubérance des adventices .
Dans la serre le 8 juillet
Le coin des poivrons, avant
Le coin des poivrons, après

C’est un plaisir toujours renouvelé de voir pousser ce qu’on a semé.

petit haricot …
… devient grand
L’oignon patate …
… récolté le 5 aout

Nous avons aussi suivi l’évolution du mildiou sur certaines de nos variétés de tomates, avec le calme qui s’impose quand on ne peut pas faire grand chose. ‘Glacier‘, tomate précoce appréciée, a été la plus touchée ; après des pulvérisations de prêle, nous avons laissé la nature se débrouiller, et le temps sec a enrayé la progression de la maladie. Nous récoltons maintenant quelques tomates saines.
La récolte d’autres variétés de tomates commence lentement, cette année (froid et pluie).

Le mildiou putréfie les plants.
pulvérisation de décoction de prêle
Temps sec : stop mildiou

Notre petit collectif profite des initiatives des un(e)s et des autres :
JC nous a retrouvé une souche de poivron d’Ampuis, que nous avions perdu.
Ch nous a conservé des graines d’oignon rose de Jacques, une variété de gros oignon doux introuvable dans le commerce. Il faudra attendre l’an prochain pour vérifier que ces 2 sauvetages sont fiables.
B nous a donné des graines d’une tomate qui est nouvelle pour nous, ‘Blush flammée‘. Elle a une très bonne saveur, je trouve. On l’adoptera dans notre catalogue, c’est sûr.


Un peu plus grosse qu’une tomate cerise, poussant en grappes abondantes, ferme et très fruitée, ‘Blush Flammée’ semble avoir beaucoup d’atouts.

Parmi les initiatives qui enrichissent le collectif, il y a celle de R qui cette année encore a parsemé le jardin d’herbes aromatiques et médicinales, qui sont aussi mellifères, par exemple : souci, monarde, une cive vivace, mélisse.

Nous avons aussi échangé de nombreux plants de laitue, d’herbes, … Et ça risque de se poursuivre tout l’été. La nature est prolifique et nos jardiniers-jardinières aussi.

Échange de pratiques aussi, comme :
– fabriquer un petit godet dégradable pour des semis ou des repiquages, avec un demi rouleau en carton de papier hygiénique.
– polliniser manuellement les cucurbitacées et d’abord, apprendre à différentier fleurs mâles et fleurs femelles. Cette année nous avons semé des courgettes pour montrer en pratique comment on pollinise les courges et courgettes à la place des insectes, ce qui permet d’éviter les hybridations involontaires. (voir aussi le diaporama complet sur le blog)


Fleur femelle à droite ou à gauche?
Pour la solution, rendez-vous sur le diaporama cité ci-dessus.

Si vous souhaitez nous rejoindre à Goély-Maclas, dans le Pilat rhodanien, envoyez un petit message par ce blog.
Et si vous avez le temps, écrivez un petit commentaire pour la rédactrice seule devant son clavier, snif.

Billet du 24 juillet 2023

L’ombelle du poireau a jusqu’à 2OOO petites fleurs !

Dans ce billet il est question de :
– la fête des 20 ans du Réseau Semences Paysannes
– de belles étrangères introduites dans le jardin de Goely
– de nos cultures qui prospèrent

  • Du 22 au 24 septembre, le Réseau Semences Paysannes (RSP), dont la Maison de la Semence de la Loire est membre fête ses 20 ans (et toutes ses dents). Les infos ici.
  • A Goely, Ree a proposé de planter des aromatiques venant de son jardin ; elles offrent leur nectar, font fuir certains insectes, apportent de la diversité végétale. Ree a fait de superbes petits panneaux, qui mettent des repères dans notre fouillis végétal.


La dernière photo représente un pied d’amarante, que nous n’avons pas eu besoin de planter, elle prolifère dans les jardins comme une conquérante !
On consomme parfois les graines ; on sait moins qu’on peut aussi manger ses feuilles, cueillies avant la floraison, sinon elles deviennent coriaces comme toutes les feuilles de plantes sauvages. On peut les faire revenir doucement avec un peu d’ail haché et une tomate coupée en 4.
Essayez! Mais seulement si vous êtes sûr.e de ne pas vous tromper de plante.

  • Nos cultures poussent bien, boostées par un sol que nous découvrons riche, et par les pluies de fin juin.
corno jaune encore vert
doux d’Espagne
2 variétés de chou

Les graines de ces poivrons nous ont été données par Annie, par ailleurs notre grande pourvoyeuse en graines de tomates, et nous en sommes très satisfaits. Ils poussent bien, même à 600m d’altitude hors serre.
Les choux attendront l’an prochain pour fleurir, ce sont des bisannuelles, les 2 variétés devront être isolées pour ne pas être croisées involontairement.
Comment savoir s’il faut isoler une variété de légume? Ce genre d’informations se trouve dans les fiches semences sur notre blog.

Au contraire des jardiniers habituels, nous nous réjouissons quand nos laitues montent en fleur puis en graine. Nous cultivons cette année 5 variétés de laitues ; on n’a pas besoin de les isoler car c’est une plante qui se croise peu entre variétés.
La récolte des graines, toutes petites, se fera en septembre si tout va bien. On fait ça en groupe, sinon c’est bien fastidieux.

Enfin, nous avons attaché les têtes de poireau qui sinon se courberaient vers la terre ou se casseraient.
La photo de droite montre notre cher oignon patate. Plus d’infos ici sur cet étrange mais aimable oignon qui copie sur les échalotes pour produire ces bulbes en étoile à partir d’un bulbe planté. Cette année, ils magnifiques à Goely.

Dernière nouvelle : cette nuit il a plus pas mal sur le Pilat, de quoi interrompre la sécheresse menaçante et donc le dépérissement des légumes de nos jardin. Pour combien de temps ?
A Goely, nous n’avons pas ce souci. En effet, nous avons installé un goutte-à-goutte, indispensable pour un jardin où nous allons seulement une demi-journée tous les 10 jours.

Billet du 23 mars 2023

Primevères

au menu d’aujourd’hui :
– notre déménagement de Maclas (Chorée) à Maclas (Goely)
– la fête Rev’Nature à Reventin (Isère)
– la pose de la bâche sur la serre à Goely et nos semis
– la fête des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel
– une formation de base sur les semences paysannes

Nous avons quitté avec une certaine nostalgie le lieu où nous avons cultivé depuis 2016 : adieu les vergers qui nous entouraient et les copains qui les cultivent, les merisiers et pruniers où on se servait au passage à la belle saison, le sorbier domestique imposant qui abritait nos tris de graines.
Mais bonjour à ce nouvel environnement que nous allons découvrir progressivement.

La fête de Rev’Nature en Isère a tenu ses promesses, accueil chaleureux et échanges fructueux. Et repas partagé qu’on peut qualifier de gastronomique. On reviendra !

On quitte Chorée
Visiteurs à Reventin


Le 6 mars, nous avons été nombreux.ses pour la pose de la nouvelle bâche à Goely.

La précédente a été arrachée par le vent l’an dernier. C’est là que nous allons cultiver, en partie sous la serre, en partie sur le terrain à gauche. On débroussaille et on enlève les bâches au sol. Pendant ce temps les hommes redressent les arceaux et les fixent.

Une fourche comme levier … Pendant ce temps, Obélix, dit Obi, chasse le rat taupier, la bestiole qui adore grignoter les racines de légumes, autrement dit l’ennemi ultime du jardinier. Deux rats en moins de 2 heures. Ça veut dire soit qu’il est un excellent chasseur, soit qu’ils pullulent.
Nous, on ne chôme pas non plus. La bâche de la serre est déroulée. Comment va se passer la suite ?

Étalée, tirée, posée, vite fait bien fait grâce aux instructions d’O. Plaisir d’y être arrivé, plus facilement que prévu. Faut dire qu’avec 14 personnes, on n’a (presque) pas de mérite. Il ne reste plus qu’à attacher avec des câbles.
Nous avons eu une météo idéale. Grand ciel bleu, pas de vent.
Après, repas partagé chez F. , première terrasse de l’année. La vie est douce parfois, et la convivialité ne nuit pas à la biodiversité…





Lundi 13 mars, nous avons semé tomates, poivrons et laitues, qui seront plantés et cultivés par notre petit collectif à Goely (Maclas).
Tout ça va lever dans les plaques d’alvéoles, qui sont hébergées comme chaque année par JC dans sa véranda.

Souvent on nous demande quand semer.
Nous semons les tomates à la mi-mars en alvéoles, graine par graine, gardées en véranda où il fait lumineux et plus frais que dans la maison. Idem pour les poivrons, mais ils ont besoin de plus de chaleur pour lever rapidement (8 à 10 jours).
Le repiquage se fait en godets environ un mois plus tard, et nous les mettons sous abri en surveillant le risque de gel.
Enfin un mois après, plantation en pleine terre, soit la première quinzaine de mai.

Attention : ces dates conviennent à nos conditions locales : 400 à 600 m d’altitude dans le couloir rhodanien, donc moins frais que dans certains coins de la Loire. Pour être sûrs du calendrier qui convient à votre jardin, renseignez-vous auprès de vos voisins et notez vos dates de semis, etc. pour ajuster le tir l’année suivante.

Il y avait foule ce samedi à la fête annuelle des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel.

L’espace grainothèques et troc a eu beaucoup de succès.
Mais nous avons parfois manqué de temps pour échanger avec les nouveaux visiteurs sur la spécificité d’une mais des semences paysannes..
Et en particulier sur : quoi parle-t-on quand on parle de semences paysannes? Est-ce la même chose quand on parle de variétés anciennes ? On ne les trouve pas dans le commerce ?
Une infographie du Réseau Semences Paysannes, dont la MS Loire est membre, permet de se faire une idée des dimensions multiples des semences paysannes. Vous la trouvez ici.





Dernière information, mais pas la moindre : une formation organisée en avril. Voici la présentation par la Maison des Semences organisatrice :

Dans le cadre de ses activités, la Maison des Semences Paysannes Maralpines a à cœur la diffusion des savoirs et savoir-faire relatifs aux semences paysannes. Pour cela, nous lançons cet nouveau cette année un cycle de formations en ligne à prix libre. Cette formation est destinée aux jardiniers, aux maraîchers et aux citoyens qui veulent explorer le monde fascinant des graines sans avoir de prérequis de base.

Pour en savoir plus, et s’inscrire éventuellement, voir ici
Nous n’avons pas pu organiser cette année de formation sur la Loire, c’est pourtant bien utile même quand on sait déjà un peu faire.
Cette formation, en ligne, mais avec replay, et à prix libre offre de la souplesse et est une chance à saisir.

Pour les personnes qui détestent le tête à tête avec leur écran – et je suis bien placée pour les comprendre – pourquoi on n’organiserait pas de petits regroupements de personnes intéressées qui visionnerait ensemble et échangeraient ensuite sur leurs pratiques ? Organisez-vous avec vos contacts et envoyez un petit message sur ce blog, si vous vous inscrivez, svp!

msloirepilat

Billet du 23 mars 2023

Primevères

au menu d’aujourd’hui :
– notre déménagement de Maclas (Chorée) à Maclas (Goely)
– la fête Rev’Nature à Reventin (Isère)
– la pose de la bâche sur la serre à Goely et nos semis
– la fête des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel
– une formation de base sur les semences paysannes

Nous avons quitté avec une certaine nostalgie le lieu où nous avons cultivé depuis 2016 : adieu les vergers qui nous entouraient et les copains qui les cultivent, les merisiers et pruniers où on se servait au passage à la belle saison, le sorbier domestique imposant qui abritait nos tris de graines.
Mais bonjour à ce nouvel environnement que nous allons découvrir progressivement.

La fête de Rev’Nature en Isère a tenu ses promesses, accueil chaleureux et échanges fructueux. Et repas partagé qu’on peut qualifier de gastronomique. On reviendra !

On quitte Chorée
Visiteurs à Reventin


Le 6 mars, nous avons été nombreux.ses pour la pose de la nouvelle bâche à Goely.

La précédente a été arrachée par le vent l’an dernier. C’est là que nous allons cultiver, en partie sous la serre, en partie sur le terrain à gauche. On débroussaille et on enlève les bâches au sol. Pendant ce temps les hommes redressent les arceaux et les fixent.

Une fourche comme levier … Pendant ce temps, Obélix, dit Obi, chasse le rat taupier, la bestiole qui adore grignoter les racines de légumes, autrement dit l’ennemi ultime du jardinier. Deux rats en moins de 2 heures. Ça veut dire soit qu’il est un excellent chasseur, soit qu’ils pullulent.
Nous, on ne chôme pas non plus. La bâche de la serre est déroulée. Comment va se passer la suite ?

Étalée, tirée, posée, vite fait bien fait grâce aux instructions d’O. Plaisir d’y être arrivé, plus facilement que prévu. Faut dire qu’avec 14 personnes, on n’a (presque) pas de mérite. Il ne reste plus qu’à attacher avec des câbles.
Nous avons eu une météo idéale. Grand ciel bleu, pas de vent.
Après, repas partagé chez F. , première terrasse de l’année. La vie est douce parfois, et la convivialité ne nuit pas à la biodiversité…





Lundi 13 mars, nous avons semé tomates, poivrons et laitues, qui seront plantés et cultivés par notre petit collectif à Goely (Maclas).
Tout ça va lever dans les plaques d’alvéoles, qui sont hébergées comme chaque année par JC dans sa véranda.

Souvent on nous demande quand semer.
Nous semons les tomates à la mi-mars en alvéoles, graine par graine, gardées en véranda où il fait lumineux et plus frais que dans la maison. Idem pour les poivrons, mais ils ont besoin de plus de chaleur pour lever rapidement (8 à 10 jours).
Le repiquage se fait en godets environ un mois plus tard, et nous les mettons sous abri en surveillant le risque de gel.
Enfin un mois après, plantation en pleine terre, soit la première quinzaine de mai.

Attention : ces dates conviennent à nos conditions locales : 400 à 600 m d’altitude dans le couloir rhodanien, donc moins frais que dans certains coins de la Loire. Pour être sûrs du calendrier qui convient à votre jardin, renseignez-vous auprès de vos voisins et notez vos dates de semis, etc. pour ajuster le tir l’année suivante.

Il y avait foule ce samedi à la fête annuelle des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel.

L’espace grainothèques et troc a eu beaucoup de succès.
Mais nous avons parfois manqué de temps pour échanger avec les nouveaux visiteurs sur la spécificité d’une mais des semences paysannes..
Et en particulier sur : quoi parle-t-on quand on parle de semences paysannes? Est-ce la même chose quand on parle de variétés anciennes ? On ne les trouve pas dans le commerce ?
Une infographie du Réseau Semences Paysannes, dont la MS Loire est membre, permet de se faire une idée des dimensions multiples des semences paysannes. Vous la trouvez ici.





Dernière information, mais pas la moindre : une formation organisée en avril. Voici la présentation par la Maison des Semences organisatrice :

Dans le cadre de ses activités, la Maison des Semences Paysannes Maralpines a à cœur la diffusion des savoirs et savoir-faire relatifs aux semences paysannes. Pour cela, nous lançons cet nouveau cette année un cycle de formations en ligne à prix libre. Cette formation est destinée aux jardiniers, aux maraîchers et aux citoyens qui veulent explorer le monde fascinant des graines sans avoir de prérequis de base.

Pour en savoir plus, et s’inscrire éventuellement, voir ici
Nous n’avons pas pu organiser cette année de formation sur la Loire, c’est pourtant bien utile même quand on sait déjà un peu faire.
Cette formation, en ligne, mais avec replay, et à prix libre offre de la souplesse et est une chance à saisir.

Pour les personnes qui détestent le tête à tête avec leur écran – et je suis bien placée pour les comprendre – pourquoi on n’organiserait pas de petits regroupements de personnes intéressées qui visionnerait ensemble et échangeraient ensuite sur leurs pratiques ? Organisez-vous avec vos contacts et envoyez un petit message sur ce blog, si vous vous inscrivez, svp!

Billet du 27 novembre 2022

Mi-septembre : ce cerisier tout chamboulé par les grandes chaleurs

Au programme de ce billet :
– des vidéos sur divers sujets pour qui jardine
– des conseils de jardinier sur la sécheresse et la canicule
– la vie de notre collectif de Chorée depuis aout

A Pélussin, 600m d’altitude, début août : jusqu’à 37°C le jour et 23°C la nuit. Mi-novembre respectivement 9°C et 3°C . Tout le vivant fait comme il peut, et nous les humains subissons aussi ce que le système produit.

A l’approche de l’hiver, on est d’avantage à la maison, une occasion de regarder des vidéos bien intéressantes :

  • une conférence de Pierre-Henri Gouyon qui explique les mécanismes à l’origine de la biodiversité (j’ai trouvé son exposé très éclairant), mais aussi le rôle primordial des pesticides dans l’effondrement de la biodiversité ; il dénonce aussi la ‘fabrique du doute’ dans la production scientifique pour noyer le rôle des pesticides dans un océan de causes diverses.

  • Un documentaire sur le beau travail de semenciers et maraîchers du sud-est de la France pour faire vivre les semences paysannes de la terre à l’assiette (gourmande de préférence). Nous nous sentons très proches de cet esprit, adapté aux jardiniers amateurs en ce qui nous concerne.
    Attention, ce lien est peut-être éphémère, car il provient d’un reportage réalisé par FR3.

  • Enfin, en prévision de la prochaine canicule, vous pourrez méditer sur la vidéo de Terre Vivante où David présente ses succès et ses échecs pour s’adapter à la sécheresse et à l’extrême chaleur de cet été.

Et puis des lectures :

  • les conseils avisés de CH L, de la MS lors du dernier CA :

Semis en pot ou terrine plutôt qu’en pleine terre, de plantes difficiles à lever en sec : persil, salade, celeri, rave, poirée…puis repiquage.

Semis en octobre ou en novembre plutôt qu’en mars de : pois, fève, laitue


Semis des plantes gourmandes en eau derrière des tuteurs destinés aux pois et haricots grimpants.
J’essaierai, en 2023, des semis derrière un palissage de framboisiers.


Utilisation des eaux ménagères de rinçage (vaisselle, légumes…) pour l’arrosage au pied des plantes
(tomates…)


Je fabrique des godets en carton à l’aide des rouleaux de papier toilettes (voir youtube) pour le repiquage de salades notamment, le carton conservant assez bien l’humidité.


Pour les petits fruits, framboisiers, cassissiers : un gros matelas d’écorces, sciure, BRF, reconstituant leur milieu naturel de sous bois.


Sous le cerisier : un tas de compost pour les cucurbitacées (attention aux limicoles)


Des plantes perpétuelles ou pluri-annuelles : basilic du Kilimandjaro, persil plat, livèche (remplace les
feuilles de céleri), oignons rocamboles.


Utilisation d’extrait fermenté de bardane : il permet de réguler l’ouverture et la fermeture des stomates qui se trouvent sous les feuilles. Les stomates restent fermés en cas de stress hydrique.


Traitement sur le sol lors d’une sécheresse en cours ou en foliaire préventivement à celle ci.
J’utilise de la poudre de basalte pour renforcer les plantes. On obtient une augmentation du
paramagnétisme ; plus un sol est paramagnétique, plus il y a de vie dans le sol. Ce serait un complément idéal aux amendements organiques et indispensable lorsque l’on utilise un paillage sec.
PS : J’en propose à la vente sur le Bon Coin, au profit du Secours Populaire.


Contacter le blog si vous voulez poser une question à Ch L, je transmettrai.
Son livre de référence : Les alternatives biologiques aux pesticides, de Eric Petiot et Patrick Goater, ed Terran


A Chorée, depuis mi-août, notre petit collectif a récolté, trié, nettoyé la serre pour l’hiver.

Le 23 août, des poivrons des graines d’oignon, et des tomates.
La récolte de tomates a été maigre cette année, le sol pas assez riche. Après la récolte exceptionnelle de l’an dernier, due à la fumure par les poules confinées (elles aussi !), on a peut-être eu un retour de balancier.
La récolte du 2 novembre est nettement moins colorée ; on a ramassé tout ce qui restait : les tomates dont la variété ananas, excellente mais tardive, qui va finir de mûrir au chaud et les poivrons et piments, cuisinés vite fait bien fait. Rien ne se perd.

D’août à novembre, beaucoup de tri de graines, dans une ambiance sympa à l’ombre du sorbier domestique de la ferme, une espèce remarquable devenue rare, un bois plus dur que le chêne.
Avec la froidure actuelle, j’ai du mal à m’imaginer le bonheur de trier en papotant à coup de jus de pomme tout en se protégeant du soleil.

J CL a inventé une technique de tri humide pour le basilic, en faisant rouler les graines rondes sur un plan incliné humide ; les brindilles et poussières restent accrochées, les graines dévalent.
Les plus patient(e)s trient presque graine par graine …

Enfin, cette année, nous avons particulièrement aimé pour leur abondance et leur goût : Joyau d’Oaxaca à la production et aux saveurs généreuses, la petite Galina universellement appréciée pour son fruité sucré, et Black Seaman, plus sombre, avec un parfum riche et velouté.
Mais dans nos jardin respectifs, nous avons fait aussi des trouvailles, qui feront surface dans la prochaine édition du catalogue.

Parmi les autres légumes, un haricot aux grains magnifiques, identifié comme ‘Oeil de Tigre’, venu d’Amérique du Sud, que nous devrons multiplier l’an prochain avant de l’inscrire dans la grainothèque, car nous sommes partis cette année de 19 graines. Il est prometteur : productif et goûteux.
Puis les poivrons d’Annie, notre principale pourvoyeuse en graines de tomate, en particulier Ariane, orange et précoce, et le poivron-tomate, pour épater les amis, mais pas que. Ceux-là figureront dans le catalogue.

Les prochaines étapes avant de refaire des semis à partir de février-mars, sont comme chaque année :
l’inventaire de la grainothèque, car il y a eu des distributions de graines et l’arrivée des graines produites en 2022.
le bilan de l’année écoulée et les choix de culture pour 2023 ; ça aura lieu le 10 décembre.
– le choix de dates en janvier et février ou mars pour l’ouverture de la grainothèque.
– la participation à la Fête des Semences de Marcilly-le-Chatel en mars.

D’ici là, prenez soin de vous, hibernez, faites des projets, en somme vivez.
Vos commentaires et questions sont les bienvenus.

msloirepilat

Billet du 22 août

Toutes les fleurs sont belles si on les regarde de près. Ici une fleur de poivron, abritée par de larges feuilles

Me voilà de retour, après une interruption de 6 mois !
Des raisons variées à ce silence : des soucis de santé passagers, la récupération que je me suis généreusement octroyée, puis le confort de ne pas avoir chaque semaine à écrire un texte, choisir et redimensionner des photos, le refus de rentrer dans une routine quand je ne voyais pas de choses très intéressantes à raconter, puis l’habitude installée, les grandes vacances, quoi.

Mais, pendant ce temps, nous, les bénévoles, sommes allé.e.s à Chorée pour cultiver dans le but de récolter des graines pour la Maison de la Semence de la Loire. Toujours le même bonheur de nous retrouver, semaine après semaine.
Je vais essayer de rendre compte de ce qui a été fait.

Le choix des graines cultivées cette année étant fait depuis longtemps, nous avons commencé par préparer le terrain : labour, grelinage des lignes de semis, paillage.

préparation de la mini serre le 8 avril

Le 12 mars nous avons semé les tomates , en même temps que les poivrons et les oignons dans des alvéoles. Ces semis ont été élevés par JC dans sa véranda pendant un mois, puis nous les avons repiqués dans des godets le 13 avril.
Nous avions installé une semaine plus tôt un abri, une sorte de mini-serre sous la serre, pour les accueillir et les habituer au soleil et aux variations de température.

repiquage le 13 avril
la mini-serre bien garnie

Cette année nous avons planté environ 75 pieds de tomates, de 15 variétés différentes.
L’ étiquetage minutieux (on met l’étiquette avant de planter pour être sûr de ne pas oublier), ainsi que les godets de la même couleur pour une même variété , ça nous a permis d’éviter les mélanges sauf pour 1 ou 2 pieds égarés parmi des cousines.
Nous découvrons des variétés que nous ne connaissions pas ou peu.

Ananas
Black Seaman
Galina
Joyau d’Oaxaca
White queen
Vintage Wine

Quand nous avons fini les diverses tâches, il nous arrive de faire une petite dégustation, non pas de vin mais de tomates, et si presque toutes nous ont plu, par leur douceur, leur riche palette, leur fruité délicat ou explosif, la jolie Vintage Wine nous a déçu : fadasse, à coté des autres. Mais faut dire qu’on est gâtés question goût.
Cette année, la récolte de tomates s’annonce maigre, à cause des températures souvent très élevées. Les plants survivent, mais ne produisent pas de fleurs nouvelles. Pas de fleurs, pas de fruits. Avec le rafraîchissement elles semblent vouloir refleurir. C’est le cas pour plusieurs autres légumes, dont des haricots – ceux qui ne sont pas tout bonnement grillés.

La gestion de la végétation foisonnante nous a bien occupé.e.s. [Je mets le féminin, car il y a une majorité de femmes bénévoles, même si les hommes présents font largement leur part].
Nous avons pris le parti de couper les plantes sauvages (en laissant la racine pour alléger le sol, sauf pour l’ambroisie), au moins à proximité de nos plantations.

la serre en mai
le plein champ en mai
la serre début juillet

Nous avons parfois hésité à laisser la végétation monter, pour la fraîcheur et l’ombre qu’elle apporte.


Mais ce pied de chénopode, nous l’avons laissé, car il était un HML à pucerons, ce que les coccinelles du coin n’avaient pas manqué de repérer. Si on veut que les coccinelles soient présentes, il faut bien qu’elles aient à manger.

Alors on a pas besoin d’acheter des coccinelles asiatiques. La nature fonctionne gratuitement.

Poivron d’Ampuis qui ne ressemble pas à un poivron d’Ampuis.
peu de haricots Thévenet levés
précieuses graines à ressemer l’an prochain

Dans la série ‘on ne réussit pas à tous les coups’ : le poivron d’Ampuis, un trésor local, n’a pas l’aspect que nous lui connaissons, petit et cubique. Il nous faudra retrouver de la graine fiable pour l’an prochain.
Quand au haricot ‘Tamaillon-Thévenet’, un nain sans fil très bon, nos dernières graines, bien conformes elles, n’ont germé qu’à environ 5-10%. Sans doute elles avaient largement perdu leur pouvoir germinatif ; en moyenne la durée germinative des haricots est de 3 ans. Nous ressèmerons l’an prochain toutes les graines de ce beau haricot que nous récolterons.

Heureusement nous avons eu plus de motifs de nous réjouir que d’échecs.

pois serpette d’Auvergne prêts à récolter
poivron Prima Bell prometteur
oignon doux de Tarassac
basilic Grand Vert
haricot à écosser d’Echenans
laitue d’Unieux qui s’est ressemée toute seule

Quelques belles récoltes :
Les pois chiches ont bien supporté la canicule. Belle récolte de 900 grammes!

pois chiche tout jeune
prêt à récolter
tri des pois chiches

Le persil, semé en mars 2021, faisait de belles touffes en avril 2022. En mai, il a commencé à fleurir.
Après avoir attendu que les graines soient matures, càd bien sèches et prêtes à tomber, nous les avons récolté fin juillet et les avons trié, gros travail car elles se séparent mal des brindilles où elles sont accrochées. Récolte de près de 400 grammes, soit pas loin de 20 000 graines.
Heureusement, nous étions sous le sorbier, qui abrite nos tris et nos petits apéros (jus de pommes de la Ferme au Mille Fruits!)


Voilà l’essentiel des 21 demi-journées où nous nous sommes retrouvé.e.s depuis début mars.
La grainothèque de la Maison de la Semence de la Loire ne pourrait exister sans ce travail collectif bénévole à Chorée, grainothèque dont le catalogue est aussi alimenté par les apports en graines des jardiniers qui veulent (et peuvent, quand tout va bien !).

msloirepilat

Billet du 23 février 22 :

Accueil à la serre avec des fleurs (bec de grue, erodium cicutarium)

Outre le récit de notre premier rendez-vous de l’année à Chorée, retrouvez nos dates :

6 mars : stand MS Loire à Rev’Nature à Reventin en Isère, (9h-13h). Il y aura d’autres animations – voir dans le lien.
12 mars : nouvelle et dernière ouverture de la grainothèque à Pélussin dans le Pilat. Faites le savoir autour de vous. S’inscrire ici.

19 mars : Fête des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel. C’est la Fête annuelle de la Maison de la Semence, pour enfin se retrouver, après 2 ans, avec un programme varié et joyeux.

Trocs de graines et de plants sur le Pilat : un à Pélussin le 2 avril, l’autre à Annonay le 16 avril.
Plus d’infos courant mars.

Lundi dernier, c’était notre premier rendez-vous de l’année sur le terrain. Quelque brouhaha pendant le temps d’information sur les nouveautés était le signe du plaisir de se retrouver.

Cette année, nous avons décidé collectivement de ne pas cultiver à la parcelle près du ruisseau, parce que nous n’arrivons pas à gérer l’enherbement, qui a été intense en ce 2021 assez pluvieux. A la place, nous allons cultiver derrière la serre, utiliser l’espace de la serre un peu plus, avec 5 rangées de culture au lieu de 4, et nous reconduisons l’essai de paillage diversifié sur les tomates.
Des variétés de tomates orphelines de notre collection ont trouvé parrain et marraine dans nos jardins respectifs. Toutes belles et bonnes. Par exemple :

black zebra cherry
Cherokee purple
green cherry

Nous avons ensuite mis la main à la pâte, ou plutôt à la paille : il fallait dégager le sol de la serre pour le préparer pour les prochaines cultures. Nous planterons d’abord nos chers oignons patate et les pois régionaux ‘Serpette d’Auvergne’. Pour cela, nous avons pris date le 1er mars.

dépaillage
le persil a bien passé l’hiver

Le persil a été semé début avril 2021, repiqué puis planté. Quelques pieds ont été mangé par la racine – il y a des bêtes bien vivantes, rats taupiers ou autres, qui préfèrent ça plutôt que manger les pissenlits par la racine. Heureusement, ils nous en ont laissé une quantité raisonnable de pieds, dont nous espérons récolter cette année les graines (le persil est une bisannuelle, son cycle complet s’étale sur 2 ans). Notre tentative de 2018 avait été anéantie intégralement par des rats taupiers, bien identifiés cette fois-là. Dur-dure la culture !

Ensuite, la terre a été aérée. On voit la différence entre les deux endroits, dont l’un n’a jamais été cultivé. Devinez lequel.
On va bichonner le sol de la serre, d’abord en l’arrosant copieusement, puis en lui donnant de la laine de mouton, un engrais organique longue durée. Et on re-paillera.

hors la serre
dans la serre

Dans nos jardins respectifs, nous commençons doucement les semis. Par exemple : à l’intérieur, les poivrons qui sont longs à germer, sauf dans un coin bien chaud, puis viendront les tomates, mi-mars.

Pour tous les légumes, on gagne à être au courant de la température optimale pour avoir une germination rapide et donc bonne. Le poivron lui, il met 25 jours à germer à 15°C, tandis qu’à 25°C il met 8 jours. Ben oui, il a gardé de ses origines d’Amérique centrale et du sud le souvenir de la chaleur locale, même importé en Espagne depuis 1493, dixit Wikipedia .
Jardiner n’empêche pas de s’intéresser à l’histoire, des plantes par exemple.
Vous trouverez les températures optimales de germination pour tous les légumes courants, dans l’onglet ‘fiches semences‘ de ce blog, document ‘tests de germination‘.

Alors, à vous aussi, bon début d’année au potager!
Vos commentaires et questions sont les bienvenus.

msloirepilat

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