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Billet du 16 mai 2025

petit troc de plants du 5 mai à St Etienne

Au menu de ce billet : des rendez-vous passés et futurs (17 et 19 mai!)
et la suite des aventures des jardinières.niers du Pilat

Cette année, la Maison de la Semence de la Loire n’a pas pu produire des plants pour l’habituelle distribution.
Nous avons organisé un premier rendez-vous le 5 mai pour échanger nos propres plants au cœur de Sainté, dans un lieu artistique chaleureux, Les Limbes, 7 Rue Henri Barbusse, 42000 Saint-Étienne.


Un rendez-vous demain : l’inauguration de la Maison de la semence Forézienne, une antenne de la MS Loire, qui aura lieu le samedi 17 mai 2025 de 9h à 12h au bar associatif le Ricochet à Boën sur Lignon (en face de l’église). Organisé par Géraldine. Il y aura un échange de plantes, graines, pots, outils… apportez vos surplus et tout ce qui ne vous sert plus, pour faire le bonheur des autres, et bien d’autres activités. 


Un autre rendez-vous à St Etienne : distribution, en particulier de graines de haricots ; c’est lundi 19 mai à 18 heures aux Limbes, 7 Rue Henri Barbusse, à Saint-Étienne.

L’équipe du Pilat a retrouvé son lieu de culture collective de Goély (Maclas) en mars, une friche après l’hiver mouillé. Une bonne âme a fauché les grandes herbes, puis JL a passé la galère avec le tracteur (la galère est un outil qui fend sans retourner la terre, si j’ai bien compris). En mars, le terrain était gorgé d’eau. On enfonçait avec les bottes sur 15 cm, par endroits.

la serre, fin d’hiver
la parcelle tondue, mars
avril, très très mouillé


Fin mars, nous avons semé les tomates et les laitues à Annonay. Elles ont été ensuite élevées par JC chez lui.

JC avait semé auparavant les poivrons, qui mettent plus de temps à germer.

Début mai, la terre de la parcelle était enfin un peu ressuyée. Nous avons pu y travailler.
Trois variétés de laitues y ont été repiquées, dont 2 qui avaient été largement dévorées par les limaces l’an dernier. Cette année, on essaye un dispositif anti-limaces, une protection en forme de tronçon de bouteille autour du petit plant convoité, avec 2-3 grains de phosphate ferrique toxique pour les limaces (très faible toxicité pour oiseaux et mammifères – et encore plus faible si on en met aussi peu). La protection sera enlevée quand le plant aura un peu grandi.
On en a mis seulement à certains plants, pour valider ou non la méthode.

labourage
repiquage
protection

Retournés hier le 15 mai à Goély, nous avons trouvé la plupart des laitues intactes, protection ou pas. Rien de bien probant donc. On laisse les tronçons de protection encore un peu, jusqu’à ce que les laitues soient moins tendres pour les limaces.

Nous avons trouvé nos chers oignons patate bien démarrés. Une après-midi bien chargée nous attendait : JL a installé le goutte à goutte dans la serre. C a semé les betteraves.

Le reste de l’équipe s’est occupé de l’installation des plants de tomate et de leurs tuteurs. JC a apporté les 180 pieds de tomate qu’il a fait pousser chez lui depuis le 24 mars ; ils étaient un peu enchevêtrés, dans 4 cageots.
Nous avons planté 5 pieds de chacune des 12 variétés choisies pour Goély ; chaque godet était numéroté pour éviter les erreurs. Finalement, tout cela a pris 3 heures aux deux équipes de 2 personnes qui s’en sont chargées.

oignon patate
un des cageots de tomate
Installés les pieds de tomate !

La parcelle se peuple petit à petit ..

La fatigue se faisait un peu sentir quand nous avons bu un petit jus de pomme de fin de travaux.
Promis, la prochaine fois, vendredi 23 mai 14h, ça sera moins rude.

Billet du 12 aout 2024

Les fleurs de courgette : une couleur et une taille qui illuminent le jardin au milieu d’un océan de larges feuilles encore vertes, avant la canicule.
Le rituel, à chaque visite à Goély : faire le tour du jardin pour voir ce qui a poussé, ce qu’il y a à faire. On prend des nouvelles des oignons, des salades et autres tomates. Ça nous met en appétit … pour désherber, tâche essentielle pour que nos plantations survivent à l’exubérance des adventices .
Dans la serre le 8 juillet
Le coin des poivrons, avant
Le coin des poivrons, après

C’est un plaisir toujours renouvelé de voir pousser ce qu’on a semé.

petit haricot …
… devient grand
L’oignon patate …
… récolté le 5 aout

Nous avons aussi suivi l’évolution du mildiou sur certaines de nos variétés de tomates, avec le calme qui s’impose quand on ne peut pas faire grand chose. ‘Glacier‘, tomate précoce appréciée, a été la plus touchée ; après des pulvérisations de prêle, nous avons laissé la nature se débrouiller, et le temps sec a enrayé la progression de la maladie. Nous récoltons maintenant quelques tomates saines.
La récolte d’autres variétés de tomates commence lentement, cette année (froid et pluie).

Le mildiou putréfie les plants.
pulvérisation de décoction de prêle
Temps sec : stop mildiou

Notre petit collectif profite des initiatives des un(e)s et des autres :
JC nous a retrouvé une souche de poivron d’Ampuis, que nous avions perdu.
Ch nous a conservé des graines d’oignon rose de Jacques, une variété de gros oignon doux introuvable dans le commerce. Il faudra attendre l’an prochain pour vérifier que ces 2 sauvetages sont fiables.
B nous a donné des graines d’une tomate qui est nouvelle pour nous, ‘Blush flammée‘. Elle a une très bonne saveur, je trouve. On l’adoptera dans notre catalogue, c’est sûr.


Un peu plus grosse qu’une tomate cerise, poussant en grappes abondantes, ferme et très fruitée, ‘Blush Flammée’ semble avoir beaucoup d’atouts.

Parmi les initiatives qui enrichissent le collectif, il y a celle de R qui cette année encore a parsemé le jardin d’herbes aromatiques et médicinales, qui sont aussi mellifères, par exemple : souci, monarde, une cive vivace, mélisse.

Nous avons aussi échangé de nombreux plants de laitue, d’herbes, … Et ça risque de se poursuivre tout l’été. La nature est prolifique et nos jardiniers-jardinières aussi.

Échange de pratiques aussi, comme :
– fabriquer un petit godet dégradable pour des semis ou des repiquages, avec un demi rouleau en carton de papier hygiénique.
– polliniser manuellement les cucurbitacées et d’abord, apprendre à différentier fleurs mâles et fleurs femelles. Cette année nous avons semé des courgettes pour montrer en pratique comment on pollinise les courges et courgettes à la place des insectes, ce qui permet d’éviter les hybridations involontaires. (voir aussi le diaporama complet sur le blog)


Fleur femelle à droite ou à gauche?
Pour la solution, rendez-vous sur le diaporama cité ci-dessus.

Si vous souhaitez nous rejoindre à Goély-Maclas, dans le Pilat rhodanien, envoyez un petit message par ce blog.
Et si vous avez le temps, écrivez un petit commentaire pour la rédactrice seule devant son clavier, snif.

Billet du 20 mai 2024

Ces temps, on est plus souvent à la fenêtre
à regarder la pluie tomber qu’au jardin à bêcher et planter.

C’est pourquoi, cette année, nous n’avons jusqu’ici été cultiver à Goely que deux fois : le 12 avril et le 10 mai. Nous avons réussi à passer entre les gouttes et le terrain n’était pas trop mouillé.

A la fin de ce petit résumé, vous trouverez
– un rappel des fiches conseils pour produire de bonnes graines.
– des infos sur les distributions de plants de tomates à St Etienne et à Marcilly-le-Chatel.

Le 12 avril, JL nous avait préparé deux belles planches. Cette année nous avons décidé d’adopter ce mode de culture. 1,20m de large, accessible des deux cotés, destiné à devenir des planches permanentes avec enrichissement régulier du sol. Nous y avons semé les bulbes d’oignon patate, notre oignon fétiche.

Quant à la serre, un joyeux fouillis nous y attendait. Nous avons tuteuré le chou quintal d’Auvergne ; c’est la première fois que nous cultivons un chou pour la graine, on va voir ce qu’on va voir.
Sinon, nous avons repiqué en godets les 13 variétés de tomates que nous avions sélectionnées et semées en alvéoles à Annonay le 25 mars.


Le 10 mai, les oignons patate s’étaient bien développés ; ils n’ont certes pas manqué d’eau, mais n’ont pas pourri pour autant. Ils forment un joli alignement et ont été sarclés avec soin.
Nous avons pu planter une partie des tomates, celles qui avaient suffisamment grandi, idem pour les laitues.
Pendant qu’une partie de l’équipe faisait tout ça, quelques bras solides ont bêché à la grelinette le sol de la serre, pour y accueillir bientôt haricots, poivrons et courgettes.

En rang tout le monde
Oignons, tomates, poireaux. La planche s’anime.
Il faut au moins 20 pieds de laitue pour la diversité génétique des graines que nous récolterons.
Il a tellement plu que le sol de la serre est bien humide, malgré la bâche.


Pour celles et ceux qui veulent récolter leurs graines dans les ‘règles de l’art’, il y a un outil précieux : les fiches semences du blog de la MS Loire :https://msloirepilat.wordpress.com/fiches-semences/. On y trouve des conseils pour produire des graines de toutes les familles de légumes. A déguster sans modération !

Au bas de cette page de liens il y a, par exemple, une fiche ‘produire des graines de haricots’. C’est pas long à lire et ça évite qq erreurs. On y insiste sur :
– prévoir des pieds réservés exclusivement à la production, où on ne cueille pas de haricots (prévoir rubalise ou laine rouge pour les marquer et s’en souvenir), sauf les frais en fin de saison (à partir de septembre, ça repart si les pieds ne sont pas morts de chaleur).
– planter les différentes variétés à un certain éloignement, pour éviter qu’elles ne se croisent.
– récolter des grains parfaitement secs, la cosse est cassante.
– et je rajouterai mon dada, la protection la plus efficace que je connaisse pour protéger des limaces bien gourmandes et nombreuses en ce moment : semer les haricots en poquets et les entourer d’un tronçon de bouteille plastique (8-10 cm de haut). Par sécurité, j’y mets dans ce cercle protégé quelques grains d’anti-limaces à base de fer (non toxique pour les humains).


La Maison de la semence de la Loire distribuera des plants de tomates à St-Etienne les vendredi 24 mai et jeudi 30 mai,
de 17 heures à 19 heures,
à la Ferme au Quartier, 2 esplanade Bénevent (quartier technopole),… Et dans le Forez vendredi 24 mai
de 17h30 à 19h30,
à la Ferme Grenier aux Grandes Rases à Marcilly le Chatel.

Je nous souhaite bien du plaisir au jardin et un peu plus de soleil.

Billet du 24 juillet 2023

L’ombelle du poireau a jusqu’à 2OOO petites fleurs !

Dans ce billet il est question de :
– la fête des 20 ans du Réseau Semences Paysannes
– de belles étrangères introduites dans le jardin de Goely
– de nos cultures qui prospèrent

  • Du 22 au 24 septembre, le Réseau Semences Paysannes (RSP), dont la Maison de la Semence de la Loire est membre fête ses 20 ans (et toutes ses dents). Les infos ici.
  • A Goely, Ree a proposé de planter des aromatiques venant de son jardin ; elles offrent leur nectar, font fuir certains insectes, apportent de la diversité végétale. Ree a fait de superbes petits panneaux, qui mettent des repères dans notre fouillis végétal.


La dernière photo représente un pied d’amarante, que nous n’avons pas eu besoin de planter, elle prolifère dans les jardins comme une conquérante !
On consomme parfois les graines ; on sait moins qu’on peut aussi manger ses feuilles, cueillies avant la floraison, sinon elles deviennent coriaces comme toutes les feuilles de plantes sauvages. On peut les faire revenir doucement avec un peu d’ail haché et une tomate coupée en 4.
Essayez! Mais seulement si vous êtes sûr.e de ne pas vous tromper de plante.

  • Nos cultures poussent bien, boostées par un sol que nous découvrons riche, et par les pluies de fin juin.
corno jaune encore vert
doux d’Espagne
2 variétés de chou

Les graines de ces poivrons nous ont été données par Annie, par ailleurs notre grande pourvoyeuse en graines de tomates, et nous en sommes très satisfaits. Ils poussent bien, même à 600m d’altitude hors serre.
Les choux attendront l’an prochain pour fleurir, ce sont des bisannuelles, les 2 variétés devront être isolées pour ne pas être croisées involontairement.
Comment savoir s’il faut isoler une variété de légume? Ce genre d’informations se trouve dans les fiches semences sur notre blog.

Au contraire des jardiniers habituels, nous nous réjouissons quand nos laitues montent en fleur puis en graine. Nous cultivons cette année 5 variétés de laitues ; on n’a pas besoin de les isoler car c’est une plante qui se croise peu entre variétés.
La récolte des graines, toutes petites, se fera en septembre si tout va bien. On fait ça en groupe, sinon c’est bien fastidieux.

Enfin, nous avons attaché les têtes de poireau qui sinon se courberaient vers la terre ou se casseraient.
La photo de droite montre notre cher oignon patate. Plus d’infos ici sur cet étrange mais aimable oignon qui copie sur les échalotes pour produire ces bulbes en étoile à partir d’un bulbe planté. Cette année, ils magnifiques à Goely.

Dernière nouvelle : cette nuit il a plus pas mal sur le Pilat, de quoi interrompre la sécheresse menaçante et donc le dépérissement des légumes de nos jardin. Pour combien de temps ?
A Goely, nous n’avons pas ce souci. En effet, nous avons installé un goutte-à-goutte, indispensable pour un jardin où nous allons seulement une demi-journée tous les 10 jours.

Billet du 8 avril 2023

Ça butine au soleil, beaucoup d’osmies

Au menu du jour :
– un témoignage sur le rassemblement à Ste Soline contre les méga-bassines
– premiers travaux du collectif du Pilat à Goely

Nous avons reçu ce témoignage d’un copain, loin du sensationnel des médias.
Pour vous éclairer, le point de vue de la Confédération Paysanne sur les méga-bassines : ici

Marc Bardin (de la Loire) :
Sainte-Soline, mon témoignage

De retour du rassemblement contre les mégabassines à Sainte-Soline avec mes ami.es, il m’a fallu un peu de temps pour retrouver mon esprit et ma sérénité. Une expérience inoubliable avec un sentiment partagé entre la colère et la tristesse et ce formidable partage que j’ai vécu avec ces milliers de personnes de tout âge mais surtout une très grande majorité de jeunes. Nous sommes arrivés très tôt le samedi matin à 7h sur le camp de base avec le déploiement des tracteurs de la Confédération Paysanne, juste le temps de prendre une petite collation et nous voilà partis en 3 cortèges : celui de l’anguille turquoise, de la loutre jaune, et de l’outarde rose, j’ai suivi la grande outarde en bois à travers la campagne, pendant qu’une équipe plantait une haie de trente mètres le long d’un champ. C’était joyeux, des jeunes tiraient une charrette sur laquelle ils avaient monté une sono et dansaient. Au bout de 2 heures de marche environ nous voilà en face de la bassine avec le cordon de CRS qui nous attendait, et l’hélicoptère qui tournoyait au dessus de notre tête et qui ne nous avait pas lâché depuis le départ.

D’un coup nous avons vu surgir une armada de QUADS, nous étions à 300m environ de la bassine aucune hostilité des 3 cortèges de 30 000 personnes qui arrivaient simultanément, et ce fut le début des tirs des militaires carapacés sur les QUADS avec le pilote devant et le tireur à l’arrière qui tirait à vue, sans discernement sur la foule pacifique.

Je témoigne avec vigueur que les hostilités ont commencé à ce moment précis avec ces tirs de LBD sur la foule. La préfète des Deux Sèvres et Darmanin mentent, les CRS n’ont pas répliqué à la violence des manifestants, c’est bien les forces de l’ordre en QUADS qui ont engagé la violence en ce moment là dès notre arrivé au pied de la bassine.

Puis c’est la valse des lacrymos qui commence, heureusement il y a du vent, plutôt de notre côté . Avec d’autre compagnons je prends des mottes de terre pour étouffer les gaz qui tombent à terre, je ne suis équipé que d’un foulard pour me protéger, les yeux piquent, c’est irrespirable, l’air est saturé de gaz, c’est bruyant, effrayant, certains s’écroulent au sol.

En fin d’après midi on est rentré et ce n’est qu’après-coup qu’on a compris que des blessé·es, il y en avait beaucoup, et de vraiment très graves qui n’avaient pu être pris en charge et évacués à l’hôpital.

Le soir en repartant, les barrages de gendarme contrôlaient tous les véhicules, et ils ont relevé notre d’identité.

Ce terrorisme d’État n’asséchera pas notre détermination à défendre la vie.

Nous sommes les soulèvements de la terre.

Marc Bardin

Un grand soleil mais un vent fort et glacial, voilà les conditions de nos premiers travaux ; on espère plus clément pour la suite.
Nous avons mis dans la nouvelle serre la table haute à tout faire. Depuis des années, elle a vu passer nos semis, rempotages, tris de graines, sans oublier les petits gouters pour entretenir le lien. Ça y est on est vraiment installé.e.s!

Pendant que des équipes balisaient le terrain et la serre pour positionner chaque future variété, une autre équipe a planté nos célèbres oignons patate (voir photo à la une du catalogue et en page 6). Des oignons qui produisent régulièrement, ne germent pas au printemps quand on les garde en cave, et qui sont très bons.
Une autre équipe (nous étions nombreux à nous geler et à faire quand même) s’est occupée des poireaux du Cheylard, une variété résistante à la sécheresse que nous avons semée en 2022. Comme c’est une bisannuelle, elle va fleurir et produire des graines cette année.

Nos tomates vont être repiquées en godets à Annonay et viendront à Goely après les bons soins de JC pour y être plantées définitivement dans un mois environ. Ce calendrier est bien adapté à notre contexte climatique local.

A bientôt !
Bon jardinage !

msloirepilat

Billet du 8 avril 2023

Ça butine au soleil, beaucoup d’osmies

Au menu du jour :
– un témoignage sur le rassemblement à Ste Soline contre les méga-bassines
– premiers travaux du collectif du Pilat à Goely

Nous avons reçu ce témoignage d’un copain, loin du sensationnel des médias.
Pour vous éclairer, le point de vue de la Confédération Paysanne sur les méga-bassines : ici

Marc Bardin (de la Loire) :
Sainte-Soline, mon témoignage

De retour du rassemblement contre les mégabassines à Sainte-Soline avec mes ami.es, il m’a fallu un peu de temps pour retrouver mon esprit et ma sérénité. Une expérience inoubliable avec un sentiment partagé entre la colère et la tristesse et ce formidable partage que j’ai vécu avec ces milliers de personnes de tout âge mais surtout une très grande majorité de jeunes. Nous sommes arrivés très tôt le samedi matin à 7h sur le camp de base avec le déploiement des tracteurs de la Confédération Paysanne, juste le temps de prendre une petite collation et nous voilà partis en 3 cortèges : celui de l’anguille turquoise, de la loutre jaune, et de l’outarde rose, j’ai suivi la grande outarde en bois à travers la campagne, pendant qu’une équipe plantait une haie de trente mètres le long d’un champ. C’était joyeux, des jeunes tiraient une charrette sur laquelle ils avaient monté une sono et dansaient. Au bout de 2 heures de marche environ nous voilà en face de la bassine avec le cordon de CRS qui nous attendait, et l’hélicoptère qui tournoyait au dessus de notre tête et qui ne nous avait pas lâché depuis le départ.

D’un coup nous avons vu surgir une armada de QUADS, nous étions à 300m environ de la bassine aucune hostilité des 3 cortèges de 30 000 personnes qui arrivaient simultanément, et ce fut le début des tirs des militaires carapacés sur les QUADS avec le pilote devant et le tireur à l’arrière qui tirait à vue, sans discernement sur la foule pacifique.

Je témoigne avec vigueur que les hostilités ont commencé à ce moment précis avec ces tirs de LBD sur la foule. La préfète des Deux Sèvres et Darmanin mentent, les CRS n’ont pas répliqué à la violence des manifestants, c’est bien les forces de l’ordre en QUADS qui ont engagé la violence en ce moment là dès notre arrivé au pied de la bassine.

Puis c’est la valse des lacrymos qui commence, heureusement il y a du vent, plutôt de notre côté . Avec d’autre compagnons je prends des mottes de terre pour étouffer les gaz qui tombent à terre, je ne suis équipé que d’un foulard pour me protéger, les yeux piquent, c’est irrespirable, l’air est saturé de gaz, c’est bruyant, effrayant, certains s’écroulent au sol.

En fin d’après midi on est rentré et ce n’est qu’après-coup qu’on a compris que des blessé·es, il y en avait beaucoup, et de vraiment très graves qui n’avaient pu être pris en charge et évacués à l’hôpital.

Le soir en repartant, les barrages de gendarme contrôlaient tous les véhicules, et ils ont relevé notre d’identité.

Ce terrorisme d’État n’asséchera pas notre détermination à défendre la vie.

Nous sommes les soulèvements de la terre.

Marc Bardin

Un grand soleil mais un vent fort et glacial, voilà les conditions de nos premiers travaux ; on espère plus clément pour la suite.
Nous avons mis dans la nouvelle serre la table haute à tout faire. Depuis des années, elle a vu passer nos semis, rempotages, tris de graines, sans oublier les petits gouters pour entretenir le lien. Ça y est on est vraiment installé.e.s!

Pendant que des équipes balisaient le terrain et la serre pour positionner chaque future variété, une autre équipe a planté nos célèbres oignons patate (voir photo à la une du catalogue et en page 6). Des oignons qui produisent régulièrement, ne germent pas au printemps quand on les garde en cave, et qui sont très bons.
Une autre équipe (nous étions nombreux à nous geler et à faire quand même) s’est occupée des poireaux du Cheylard, une variété résistante à la sécheresse que nous avons semée en 2022. Comme c’est une bisannuelle, elle va fleurir et produire des graines cette année.

Nos tomates vont être repiquées en godets à Annonay et viendront à Goely après les bons soins de JC pour y être plantées définitivement dans un mois environ. Ce calendrier est bien adapté à notre contexte climatique local.

A bientôt !
Bon jardinage !

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