Si vous souhaitez pouvoir accueillir et observer une belle diversité d’oiseaux sauvages dans votre jardin en permaculture, ne manquez pas cette nouvelle vidéo de Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe de la vie sauvage.
Après une première vidéo sur les différents types de nichoirs à oiseaux et la façon de les installer dans votre jardin, Gilles met l’accent sur les 3 principales erreurs à éviter lors de l’installation.
En suivant ses conseils, vous permettrez aux oiseaux de nicher chez vous en toute sérénité !
Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux
L’orientation du trou d’envol des nichoirs est d’une grande importance pour le bon déroulement de la nidification. Mal orienter ce trou d’envol réduit les chances de voir votre nichoir accueillir une couvée😞.
Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs
Les chats, mais aussi les fouines et les martres sont de redoutables prédateurs notamment pour les petits oiseaux de la famille des passereaux. Un nichoir à oiseaux trop facilement accessible pour ces excellents grimpeurs se transformera hélas en garde-manger pour eux 😢.
Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir
Ouvrir un nichoir au printemps par curiosité, pour voir s’il est « habité », peut se révéler dramatique si une couvée est effectivement en cours. Cela peut conduire à l’abandon pur et simple de la couvée par ses parents 😱, et donc avoir l’effet inverse de ce que vous souhaitiez initialement !
Heureusement, ces erreurs peuvent facilement être évitées grâce aux conseils avisés de Gilles Leblais à retrouver ci-dessous.
Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux
L’erreur la plus courante lors de l’installation des nichoirs est une mauvaise orientation du trou d’envol.
Celle-ci peut entraîner diverses gênes pour les oiseaux, compromettant ainsi le bon déroulement de la nidification.
Les vents dominants, trop froids ou trop chauds, ainsi que les pluies battantes sont autant de facteurs d’inconforts causés par une mauvaise orientation du trou d’envol.
👉 Toujours orienter le trou d’envol de vos nichoirs à l’est, donc face au soleil levant.
En faisant cela, on évite de soumettre le trou d’envol à des vents ou des pluies dérangeantes pour les oiseaux qui vont devoir multiplier les allers-retours en période de nourrissage des jeunes.
En outre, les oiseaux perçoivent ainsi tout de suite quand la journée commence et qu’ils peuvent partir en chasse.
Cette exposition entraîne en plus une bonne hygrométrie pour le nichoir, ce qui le rend plus favorable à une bonne nidification et augmente donc les chances de voir le nichoir occupé 🤩.
Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs
Quand on a des animaux domestiques et notamment des chats dans un jardin, qui sont de grands prédateurs des oiseaux, il faut veiller à leur empêcher l’accès au nichoir pour éviter qu’ils ne déciment les nichées.
Certains animaux sauvages comme les fouines ou les martres peuvent aussi détruire des couvées si le nichoir leur est trop accessible ou mal configuré.
La fouine est un animal sauvage, grand prédateur des oiseaux qu’il faut empêcher au maximum d’accéder aux nichoirs à oiseaux.
Les bonnes pratiques à privilégier :
Installer le nichoir à une hauteur suffisante :
1 m de haut au minimum
Entre 2 m et 6 m de haut, selon les espèces
Exception : la mésange noire aura tendance à nicher plus bas que 1 m.
Utiliser un nichoir à balcon pour limiter l’impact des attaques de prédateurs :
Le « balcon » est une petite avancée située au niveau du trou d’envol qui permet de limiter l’accès des prédateurs puisque les jeunes oisillons se trouvent, eux, en partie basse du nichoir.
Par exemple, une fouine ou un chat, réussissant à grimper jusqu’à un nichoir à balcon, pourront passer la patte à l’intérieur, mais, pas atteindre les jeunes, protégés par l’avancée du balcon.
Un nichoir à balcon permet d’empêcher des prédateurs comme les chats ou les fouines d’accéder aux oisillons présents dans le bas du nichoir.
Des barrières artificielles ou naturelles pour empêcher les prédateurs de monter jusqu’au nichoir.
Il existe des sortes de colliers avec des tiges de fer à installer autour des troncs ou des piquets supportant les nichoirs pour empêcher les prédateurs de grimper.
Planter des buissons épineux au pied des arbres qui accueilleront des nichoirs est une autre solution plus naturelle. Prunellier, aubépine, pyracantha… pourront dissuader les prédateurs de monter au nichoir.
Les buissons épineux comme ici des prunelliers peuvent dissuader les fouines ou les chats de grimper jusqu’à un nichoir.
Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir
Aux beaux jours, même si l’envie peut être forte, retenez-vous absolument d’aller vérifier à l’intérieur du nichoir s’il est occupé.
Une telle curiosité pourrait compromettre totalement la nichée en cours et signer son arrêt de mort en provoquant l’abandon des parents 😱.
Les bonnes pratiques à privilégier :
S’installer confortablement à distance raisonnable du nichoir et l’observer en toute discrétion à l’aide de jumelles.
Assouvir sa curiosité grâce à des livres sur les oiseaux comme celui de Gilles Leblais recommandé ci-dessous pour :
apprendre à bien observer dans le respect de la tranquillité des oiseaux,
découvrir ce qu’ils apportent à leurs jeunes pour les nourrir selon les phases de leur développement,
connaître bien d’autres étonnants secrets sur vos nichoirs et leurs habitants…
Pour l’observation des oiseaux présents dans vos nichoirs, suivez les conseils de Gilles Leblais, utilisez simplement une bonne paire de jumelles 😉.
Comme vous le voyez, il est relativement simple d’éviter les erreurs d’installation pour vos nichoirs à oiseaux.
Comme le souligne Gilles Leblais, un couple de mésanges peut apporter à ses petits de 40 à 60 proies dans l’heure (mouches, moustiques, araignées, petits coléoptères, sauterelles, chenilles…) !
Cela vaut donc vraiment le coup de privilégier toutes ces bonnes pratiques sur les nichoirs pour accueillir au mieux ces excellents auxiliaires du jardin à même de réguler naturellement les populations d’insectes indésirables !
Nous terminerons sur ces sages paroles de Gilles Leblais auxquelles nous adhérons :
« La nature est vraiment très bien faite : l’équilibre est parfait.Il y a que nous qui sommes capables de la déséquilibrer.La nature autrement s’autogère d’une manière magnifique, je trouve, étonnante.Donc apprenons à regarder, à aimer, à observer pour mieux protéger.On aura un jardin riche de biodiversité et qui nous permettra également de nous ressourcer. »
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Qui est Gilles Leblais, auteur du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin »
Gilles Leblais est un professionnel passionné de biodiversité qui souhaite partager son émerveillement face à la Nature avec tous.
Il s’y emploie chaque jour au travers de ses différentes activités.
Photographe nature, ornithologue, conférencier, consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages, il est aussi journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité.
Pour Gilles Leblais, c’est en apprenant à observer la nature et à s’en émerveiller qu’on peut mieux la comprendre et mieux la protéger.
Nous apprécions tout particulièrement le travail de Gilles, c’est pourquoi nous avons déjà consacré des articles à plusieurs de ses livres qui sont tous des odes à la nature sauvage :
Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :
Contenu du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin » de Gilles Leblais
Paru en 2016 chez Terre Vivante, le livre de Gilles Leblais intitulé « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin » est un guide pratique qui ravira toutes celles et ceux qui s’intéressent aux oiseaux sauvages de nos jardins.
Structuré en 4 parties, il offre de nombreusesinformations utiles pour comprendre les habitudes, les comportements et les besoins des oiseaux afin de mieux les accueillir et les observer dans son jardin.
Le livre commence par une présentation générale des principaux oiseaux du jardin et de leurs régimes alimentaires.
L’auteur met l’accent, dans cette première partie, sur le rôle d’auxiliaire rempli par ces oiseaux dans nos jardins, notamment pour réguler efficacement les populations d’insectes indésirables (pucerons, chenilles, mouches, moustiques, araignées…).
Il précise les fondamentaux en termes d’aménagement de jardin et de plantations pour créer un environnement favorable à leur installation en leur fournissant des abris, de la nourriture et de l’eau.
Le deuxième chapitre se concentre sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre dans son jardin pour favoriser la nidification des oiseaux. Y sont passées en revue les caractéristiques des nichoirs à adapter en fonction des besoins de chaque espèce, avec des plans précis de nichoirs à fabriquer soi-même.
Vous y trouverez aussi des conseils pour protéger les oiseaux du jardin des prédateurs naturels (chats, fouines…), des astuces pour bien installer et fixer vos nichoirs au jardin ainsi que des précisions sur leur nettoyage d’automne.
Le chapitre suivant se consacre à l’observation de vos nichoirs et de leurs habitants depuis l’hiver jusqu’à la belle saison. On y découvre des comportements étonnants à observer chez les couples qui s’installent dans un nichoir, les grandes étapes de leur nidification et de l’élevage des jeunes jusqu’à leur envol du nid. L’auteur y partage sa façon de se positionner pour observer les oiseaux du jardin sans les déranger.
La dernière partie du livre nous offre des portraits plus détaillés des principaux oiseaux des jardins, superbes photos de Gilles Leblais à l’appui.
On y découvre des anecdotes surprenantes sur leurs chants, leurs plumages saisonniers ou différents selon le sexe, leur régime alimentaire, leurs comportements ou encore leur façon de nicher…
Le livre se termine par des annexes avec notamment la liste des oiseauxprésents dans l’ouvrage, très pratique pour retrouver rapidement les photos ou les descriptions sur telle ou telle espèce.
À qui s’adresse le livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin » ?
Bien qu’il ait un bagage scientifique, Gilles Leblais sait raconter avec des mots simples et justes la beauté et l’ingéniosité de la Nature.
Dans ce livre dédié aux oiseaux, il nous embarque avec lui dans la passionnante observation de ces animauxsi essentiels à l’équilibre de nos écosystèmes !
De lecture facile et très bien illustré, ce livre ravira tous les lecteurs et lectrices qui veulent en savoir plus sur les oiseaux sauvages et contribuer à leur protection en les accueillant dans leur jardin dans les meilleures conditions possibles !
C’est pourquoi nous le recommandons aux curieux(euses) de tout âge, aux naturalistes en herbe, mais aussi à toute personne souhaitant simplement accueillir et observer ces magnifiques auxiliaires du jardin si efficaces et si sympathiques.
Nous le recommandons également à toute personne susceptible de pouvoir diffuser ce message et de faire de la pédagogie auprès d’un large public pour éveiller et sensibiliser à l’importance capitale de protéger ces oiseaux sauvages dans nos jardins. On pense ici notamment aux professeur(e)s des écoles, animateurs(trices) nature, etc.
N’hésitez donc pas à vous le procurer et à l’offrir autour de vous pour que nous soyons de plus en plus nombreux à accueillir comme il se doit ces formidables oiseaux sauvages dans nos jardins !!
J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques
Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe passionné de biodiversité, vous livre, en vidéo, les clés d’une installation de nichoirs à oiseaux réussie dans un jardin.
Types de nichoir, diamètre du trou d’envol, orientation, hauteur…
Gilles vous explique comment créer et installer des nichoirs adaptés selon les espèces pour aider au mieux les oiseaux sauvages à trouver refuge chez vous.
Vous découvrirez, dans cette vidéo, des choses très simples à mettre en place, à la portée de toutes et tous, qui sont d’une importance capitale pour la sauvegarde des oiseaux sauvages !
En plus, en bons auxiliaires, ces oiseaux vous rendront de grands services au jardin, notamment en vous débarrassant gracieusement de nombreux insectes indésirables (mouches, chenilles, pucerons…) qui finiront dans les gosiers béants des oisillons nés dans ces nichoirs correctement installés chez vous 🤩 !!
Alors si vous souhaitez contribuer à protéger les oiseaux sauvages et pouvoir vous émerveiller en les observant au pas de votre porte, pas la peine de faire compliqué, vous n’avez qu’à suivre les conseils avisés de Gilles Leblais.
À vous de jouer !!
👇 Ci-dessous : retranscription de la vidéo
Quelle taille pour le trou d’envol d’un nichoir ?
Grâce à notre intelligence soi-disant, on sait aujourd’hui que le trou d’envol est d’une importance capitale pour les espèces.
Dans le commerce, la plupart des nichoirs sont à 30 mm, c’est-à-dire 3 cm de diamètre.
Cela fait qu’ils peuvent plaire à plein d’espèces, mais on ne va pas sélectionner ces espèces parce qu’il peut y avoir des rivalités entre eux et ses qualités sont recherchées par plusieurs espèces.
La taille du trou d’envol d’un nichoir à oiseaux est très importante pour installer une diversité de nichoirs qui soient adaptés selon les espèces.
Par exemple, une mésange bleue qui niche dans un nichoir avec trou d’envol à 30 mm peut être dérangée par une mésange charbonnière et se faire chasser alors que son nid est déjà construit.
Parce que l’espèce charbonnière qui est plus grosse aura le dessus.
Ce diamètre va donc avoir son importance.
Voici les dimensions à retenir pour adapter le diamètre du trou d’envol à l’espèce souhaitée :
25 mm : mésange noire,
27 mm* : mésange huppée,
27 à 28 mm : mésange bleue,
29 à 30 mm : mésange charbonnière,
32 mm : sittelle torchepot,
32 à 34 mm* : torcol fourmilier.
* Corrections de diamètre demandées par Gilles Leblais suite à une erreur faite à l’oral dans la vidéo : – le diamètre de 26 mm pour le trou d’envol correspond à la mésange nonnette. – le diamètre de 45 mm pour le trou d’envol correspond à l’étourneau sansonnet.
En cliquant sur le bouton ci-dessous, retrouvez un mémo récapitulatif des diamètres de trou d’envol à respecter pour sélectionner correctement les espèces d’oiseaux sauvages qui pourront nicher chez vous.
👉 Téléchargez le PDF gratuit sur les trous d’envol
Donc, au sein même du jardin, on peut sélectionner les espèces qu’on va accueillir, en fonction des tailles de trou d’envol des nichoirs installés.
Les nichoirs, des substituts aux cavités naturelles (troncs d’arbres, bois mort, trognes…)
L’urgence aujourd’hui, c’est de mettre le plus de nichoirs possible dans son jardin, qu’il soit grand, qu’il soit petit.
Exemples de nichoirs à oiseaux installés par Gilles Leblais dans son jardin Paradis.
Les cavités manquent puisqu’on a tendance à détruire le bois mort alors qu’il faut le protéger dans le jardin.
On coupe les arbres alors qu’il faut en replanter.
Donc, ces substituts aux cavités naturelles que sont les nichoirs sont d’une importance capitale : ils l’étaient déjà depuis plusieurs années, mais encore plus dans les années à venir.
C’est une des premières choses auxquelles j’ai pensé quand je suis arrivé ici, il y a quasiment 15 ans.
En tant qu’ornithologue, les oiseaux, en plus avec le rôle d’auxiliaire au jardin, avaient leur place forcément, une place prépondérante dans l’espace même du jardin puisque ce sont des auxiliaires précieux notamment en chassant certains types d’insectes et en limitant certaines populations.
Tout le monde connaît les mésanges et justement je rebondis là-dessus pour les nichoirs, parce que les mésanges sont des oiseaux qu’on appelle cavicole, c’est-à-dire qu’ils ont besoin de l’obscurité pour nicher.
Donc ils ont besoin des trous d’arbres.
On a parlé tout à l’heure des arbres têtards : en coupant au fur et à mesure, on va créer des cavités qui vont permettre aux chauves-souris, mais aussi aux oiseaux de nicher.
Cavité naturelle dans un tronc de bouleau faisant un excellent nichoir à oiseaux.
Donc les nichoirs sont des substituts aux troncs d’arbres et c’est ça l’intérêt d’en placer quand on arrive dans un jardin.
Une des premières choses à faire pour compléter ce qu’on va mettre en strates arborées, c’est de placer des nichoirs en attendant que les arbres grandissent.
Deux types de nichoirs selon les espèces cavicoles ou semi-cavicoles
Il y a plusieurs types d’espèces qui vont aller dans les nichoirs.
Elles sont une douzaine à peu près.
Il y a celles qu’on appelle des purs cavicoles, c’est-à-dire qui ont besoin d’obscurité, comme les mésanges.
Et il y a des semi-cavicoles.
Donc là, on a les deux types de nichoirs sur cette façade du chalet.
Celui là-bas, c’est un semi-cavicole et celui-ci, c’est pour cavicole.
À gauche le nichoir pour espèces cavicoles ayant besoin d’obscurité pour nicher et à droite le nichoir pour espèces semi-cavicoles.
Où placer un nichoir dans son jardin ?
Nichoir à oiseaux : comment l’orienter ?
L’intérêt de ces nichoirs, ça va être de les placer d’une manière intéressante pour la faune.
Tous les nichoirs, que ce soit pour les cavicoles ou les semi-cavicoles, doivent être placés face à l’est, face au soleil levant, pour des raisons qui sont toutes simples et logiques.
Dans la nature, les oiseaux vont rechercher des cavités et feront en fonction de ce qu’ils trouvent, mais, s’ils ont la possibilité d’avoir une ouverture à l’est, ils la prendront toujours à l’est.
Simplement parce qu’à l’est, le soleil se lève, la journée commence, c’est comme un réveil pour nous ou une montre, la journée commence donc, je peux partir en chasse.
Ça c’est une des premières choses.
L’autre, c’est qu’à l’est, il n’y a jamais de vents froids, jamais de pluies battantes et ça, les oiseaux le savent.
Les pluies battantes, elles sont à l’ouest, les vents froids, ils sont au nord !
Les vents plus chauds, ils sont au sud.
À l’est, ce sera toujours tempéré donc le nichoir, avec cette ouverture face à l’est, sera toujours mieux abrité et adapté pour une bonne nidification, naissance des jeunes, etc.
Sittelle torchepot, oiseau cavicole, à l’entrée de son nichoir installé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis à Velanne.
À quelle hauteur placer ses nichoirs à oiseaux ?
Ensuite, il y a l’histoire de la hauteur.
Moi, dans mon jardin, je peux les surveiller presque quotidiennement.
Donc, je ne les ai pas spécialement placés très haut, mais j’ai quand même respecté suivant les espèces.
L’idéal, c’est entre 2 mètres et 6 mètres pour les nichoirs et suivant les espèces.
Donc entre ces deux hauteurs, on peut placer des nichoirs qui sont adaptés pour différentes espèces sachant que certaines espèces peuvent nicher beaucoup plus bas.
La mésange noire notamment que j’ai par ici aussi est capable de nicher plus bas.
Je l’ai même vue nicher au sol dans des trous de mulots.
Pour elle, ce n’est pas la peine de mettre plus haut que 2 mètres et entre autres, les placer dans les conifères parce que comme c’est une espèce qui aime particulièrement le conifère, elle aura tendance à chercher un nichoir dans un conifère, pas que, mais de préférence.
Exemples de nichoirs pour mésanges, rouge-gorge et autres passereaux selon les espèces et habitudes de nidifications
Donc ça, c’est un nichoir pour cavicole qui peut convenir pour :
– les mésanges,
– le rougequeue à front blanc,
– la sittelle torchepot…
– et tous ces oiseaux-là qui ont besoin d’une cavité.
Exemples d’oiseaux cavicoles pouvant s’installer dans un nichoir fermé avec trou d’envol spécifique : en haut à gauche la mésange bleue, en haut à droite, la mésange charbonnière, en bas à gauche le rougequeue à front blanc, en bas à droite, la sittelle torchepot.
Il peut y avoir aussi des nichoirs pour semi-cavicoles comme le nichoir pot de fleur qui est le nichoir le plus simple à mettre en place ou celui, au fond, qui est une niche, un nichoir semi-ouvert.
Ce serait le même principe avec celui-ci, mais au lieu d’avoir un trou ici, on aurait toute la moitié du haut qui serait ouverte.
Dans un nichoir pour espèce semi-cavicole, on peut avoir :
– la bergeronnette grise,
– le rougequeue noir,
– le rouge-gorge.
Exemples d’oiseaux semi-cavicoles pouvant s’installer dans un nichoir semi-ouvert : à gauche la bergeronnette grise, au centre le rougequeue noir et à droite le rouge-gorge familier.
Si on a la chance d’être près d’un ruisseau et qu’on a un petit pont, on peut placer ce genre de nichoir semi-cavicole, donc avec toute la partie haute ouverte, sous un pont, on aura par exemple :
– du cincle plongeur,
– de la bergeronnette des ruisseaux.
Ces nichoirs, substituts aux cavités naturelles, vont donc avoir un intérêt pour ces oiseaux et vont être d’une importance cruciale pour les protéger et leur permettre de nidifier.
Comment faire un nichoir facile pour oiseaux ?
Le nichoir le plus simple à mettre en place, si on n’a pas trop les moyens, c’est le nichoir pot de fleur.
Un petit cerclage de métalappuyé contre, une petite pointe, alors une pointe sur cette partie-là, dans les arbres, on fixe autrement bien évidemment, mais l’intérêt c’est que ce nichoir, il peut servir à plusieurs espèces.
J’ai vu nicher dedans :
– le rouge-gorge,
– le gobemouche gris,
– le rougequeue à front blanc,
– le rougequeue noir,
– le troglodyte mignon.
Donc c’est vraiment un nichoir tout simple, mais qui peut accueillir pas mal d’espèces.
Le nichoir à oiseaux le plus simple à réaliser : le nichoir pot de fleurs !
On agrandit simplement le trou du fond ou la partie plus haute du fond de pot, on la taille en demi-cercle à la lime et on a un nichoir.
C’est le plus simple à mettre en place.
Ensuite il y a les nichoirs/niches avec une ouverture, ce sera pour les mêmes espèces.
Installer des nichoirs au jardin : une priorité absolue pour aider les oiseaux sauvages
Installer une diversité de nichoirs sur piquet en attendant le développement de cavités naturelles !
Ces nichoirs vont avoir leur importance surtout quand on arrive dans un jardin où il y a peu de choses arborées,parce qu’on va pouvoir les placer à des endroits, quitte à utiliser un piquet, le placer dans sa haie et vous placez un nichoir dessus par exemple.
En attendant que les arbres grandissent, fournissent des cavités ou des arbres têtard, ça nous permettra de protéger les oiseaux.
Là, on est sur une jeune haie qui aura deux ans à l’automne.
Dans cette jeune haie, avant qu’il y ait des arbres avec des cavités pour les oiseaux, je vais y mettre des nichoirs.
C’est ce que j’ai fait quand je suis arrivé ici dans la haie nord et dans ma haie ouest.
Et je vais pouvoir le faire ici aussi, c’est-à-dire je vais compléter ma haie, mais tout en montrant bien aux oiseaux qu’il va y avoir un intérêt pour eux à venir ici.
Ce que je fais, dans la haie même, je vais placer des piquets en les enfonçant plus bien évidemment.
Installer des piquets surmontés de nichoirs dans une jeune haie en devenir permet d’offrir le gîte aux oiseaux sans avoir à attendre le développement des arbres et de cavités naturelles.
Dans ce cas, comme le piquet est petit, je pourrais très bien mettre notamment un nichoir pour la mésange noirecomme j’ai dit tout à l’heure.
Je le placerai de préférence à côté d’un conifère notamment sachant qu’il y en a un qui est là, donc ça peut lui convenir.
Face à l’est, le trou d’envol donc ce sera de l’autre côté.
Ainsi les oiseaux sauront qu’ils ont des possibilités de cavités.
Donc, dans la portion de ma haie qui a été aménagée ou quand on crée une haie, même quand les arbres sont tout petits, on peut placer trois ou quatre piquets avec des nichoirs différents,avec différentes ouvertures, toujours face à l’est.
Très vite, les oiseaux vont repérer : « Tiens, il y a un couvert forestier qui commence et puis en plus, je ne sais pas qui nous a placé ça, mais il y a des cavités ! »
Et donc ils vont se dire : « Tiens c’est intéressant, je vais trouver le gîte et le couvert ! ».
Et ça, tout le monde peut le faire dans son jardin.
Ça ne coûte que l’amour de la nature et un petit peu de bonne énergie pour cette biodiversité.
Les mésanges, oiseaux cavicoles formidables auxiliaires au jardin
Donc on place des nichoirs, on fait bien attention à ce trou d’envol.
Ainsi on peut sélectionner les espèces parce que s’il fait que 25 mm, la mésange charbonnière ne pourra pas rentrer dedans, par contre, la mésange noire, elle, peut rentrer dedans.
S’il fait que 26 mm, idem, mais ce sera la mésange huppée qui viendra dedans et ainsi de suite.
Bien que la mésange huppée soit capable de construire son nid en creusant dans les arbres, en agrandissant des trous, etc.
Suivant les endroits où on est, on peut faire et mettre en place des nichoirs comme il faut !
Et ça, il faut le faire aujourd’hui, c’est une priorité dans un jardin si on aime les oiseaux, si on veut avoir des auxiliaires précieux qui nous aident.
Une chenille verte : la proie de prédilection des mésanges surtout dans la dernière semaine avant l’envol des jeunes !
Ils nous aideront entre autres pour chasser les chenilles puisque la dernière semaine, avant l’envol des jeunes, la quasi-totalité, à la vue de mes observations que je fais depuis plus de 40 ans, à chaque fois sur cette dernière semaine, la majorité des proies sont toujours des chenilles de couleur verte.
En fait, pour avoir suivi leur nidification suivant les semaines de nidification, les proies vont évoluer et vont être différentes.
Donc, dans un jardin, on a tout intérêt à faciliter ça pour que ces mésanges qui sont nos auxiliaires aussi bien dans la nature que dans le jardin permettent le juste équilibre entre les proies et les prédateurs.
Un nichoir pour chouette hulotte dans le jardin
Petite anecdote : grâce à ces nichoirs, j’ai aujourd’hui une chouette qui niche dans mon jardin.
Avant que le jardin s’arbore de la manière dont je l’ai créé, toujours à l’image de la nature, parce que, pour moi, c’est prépondérant, comme une mini-forêt…
Donc on a vu ces nichoirs pour des espèces cavicoles, les petits passereaux, mais il peut y avoir aussi des rapaces comme les chouettes.
Ça peut être aussi l’étourneau sansonnet qui n’est pas un rapace, mais voilà, il y a plein de possibilités avec des nichoirs adaptés.
Et donc, j’ai mis en place un nichoir pour chouette hulotte.
La chouette hulotte, un rapace très intéressant à héberger au jardin, notamment pour la régulation des populations de petits rongeurs…
Au début, elle nichait dans de vieux nids de corvidés, corneille noire notamment ou pigeon ramier, les deux premières années.
À partir du moment où j’ai installé ce nichoir, elle a occupé le nichoir qui lui convenait parfaitement comme ce qu’elle trouve dans la nature.
Aujourd’hui, pour cette saison, après la nidification de la hulotte, il y a même les frelons européens qui ont pris possession de la cavité.
Donc on en revient à ce qu’on disait au départ, les nichoirs très importants dans un jardin, ce sont des substituts aux arbres morts, au fameux bois mort, mais qu’il faut absolument sauvegarder.
Et en plus, avec les nichoirs, on peut vraiment créer ce qu’il faut pour toutes ces espèces cavicoles ou cavernicoles qui ont besoin de cette obscurité pour pouvoir vivre et se reproduire jusqu’au pas de nos portes.
Livre de Gilles Leblais sur l’accueil et l’observation des oiseaux du jardin
Pour plus de détails sur les diverses façons de nicher des oiseaux sauvages de nos jardins, mais aussi pour trouver :
des plans de nichoirs à fabriquer vous-même avec des astuces pour des nichoirs réussis
des informations précieuses sur les modes de vie, de reproduction et d’élevage des jeunes
des portraits d’oiseaux détaillés pour mieux connaître et donc mieux protéger cette avifaune qui nous entoure.
Découvrez le livre de Gilles Leblais dédié à l’accueil et l’observation des oiseaux du jardin !
J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques
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