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Billet du 15 février 2026

La fête annuelle des Semences paysannes de Marcilly -le-Chatel est en train d’être organisée. c’est LA fête de la Maison de la Semence de la Loire. Elle se déroulera le samedi 21 mars à partir de 9 heures.

Demandez le programme (ci-dessous) !

Ne ratez pas la Conférence-débat de Marc-André Selosse !

Et l’association ‘Fruits d’hier et vergers de demain propose le 7 mars un atelier greffe et découverte de l’arbre au tiers-lieu du Treuil à Champboeuf.

Détails ci-contre.

Vivement le printemps!

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Billet du 16 mai 2025

petit troc de plants du 5 mai à St Etienne

Au menu de ce billet : des rendez-vous passés et futurs (17 et 19 mai!)
et la suite des aventures des jardinières.niers du Pilat

Cette année, la Maison de la Semence de la Loire n’a pas pu produire des plants pour l’habituelle distribution.
Nous avons organisé un premier rendez-vous le 5 mai pour échanger nos propres plants au cœur de Sainté, dans un lieu artistique chaleureux, Les Limbes, 7 Rue Henri Barbusse, 42000 Saint-Étienne.


Un rendez-vous demain : l’inauguration de la Maison de la semence Forézienne, une antenne de la MS Loire, qui aura lieu le samedi 17 mai 2025 de 9h à 12h au bar associatif le Ricochet à Boën sur Lignon (en face de l’église). Organisé par Géraldine. Il y aura un échange de plantes, graines, pots, outils… apportez vos surplus et tout ce qui ne vous sert plus, pour faire le bonheur des autres, et bien d’autres activités. 


Un autre rendez-vous à St Etienne : distribution, en particulier de graines de haricots ; c’est lundi 19 mai à 18 heures aux Limbes, 7 Rue Henri Barbusse, à Saint-Étienne.

L’équipe du Pilat a retrouvé son lieu de culture collective de Goély (Maclas) en mars, une friche après l’hiver mouillé. Une bonne âme a fauché les grandes herbes, puis JL a passé la galère avec le tracteur (la galère est un outil qui fend sans retourner la terre, si j’ai bien compris). En mars, le terrain était gorgé d’eau. On enfonçait avec les bottes sur 15 cm, par endroits.

la serre, fin d’hiver
la parcelle tondue, mars
avril, très très mouillé


Fin mars, nous avons semé les tomates et les laitues à Annonay. Elles ont été ensuite élevées par JC chez lui.

JC avait semé auparavant les poivrons, qui mettent plus de temps à germer.

Début mai, la terre de la parcelle était enfin un peu ressuyée. Nous avons pu y travailler.
Trois variétés de laitues y ont été repiquées, dont 2 qui avaient été largement dévorées par les limaces l’an dernier. Cette année, on essaye un dispositif anti-limaces, une protection en forme de tronçon de bouteille autour du petit plant convoité, avec 2-3 grains de phosphate ferrique toxique pour les limaces (très faible toxicité pour oiseaux et mammifères – et encore plus faible si on en met aussi peu). La protection sera enlevée quand le plant aura un peu grandi.
On en a mis seulement à certains plants, pour valider ou non la méthode.

labourage
repiquage
protection

Retournés hier le 15 mai à Goély, nous avons trouvé la plupart des laitues intactes, protection ou pas. Rien de bien probant donc. On laisse les tronçons de protection encore un peu, jusqu’à ce que les laitues soient moins tendres pour les limaces.

Nous avons trouvé nos chers oignons patate bien démarrés. Une après-midi bien chargée nous attendait : JL a installé le goutte à goutte dans la serre. C a semé les betteraves.

Le reste de l’équipe s’est occupé de l’installation des plants de tomate et de leurs tuteurs. JC a apporté les 180 pieds de tomate qu’il a fait pousser chez lui depuis le 24 mars ; ils étaient un peu enchevêtrés, dans 4 cageots.
Nous avons planté 5 pieds de chacune des 12 variétés choisies pour Goély ; chaque godet était numéroté pour éviter les erreurs. Finalement, tout cela a pris 3 heures aux deux équipes de 2 personnes qui s’en sont chargées.

oignon patate
un des cageots de tomate
Installés les pieds de tomate !

La parcelle se peuple petit à petit ..

La fatigue se faisait un peu sentir quand nous avons bu un petit jus de pomme de fin de travaux.
Promis, la prochaine fois, vendredi 23 mai 14h, ça sera moins rude.

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Fête des semences paysannes 2025



Dix ans ont passé.
Nous en sommes à la onzième édition de la Fête des semences paysannes de la MS Loire.
Cette année, elle aura lieu le samedi 29 mars à partir de 9h, à Marcilly-le-Chatel comme d’habitude.

Le programme est très divers, comme d’habitude, avec un point fort : la conférence sur les plantes bio-indicatrices, par Delphine SUZOR qui nous initiera à la méthode de diagnostic des sols à partir des plantes qui poussent spontanément dans nos jardins.

Il y aura aussi :
– de la restauration sur place (mais attention, il faut prendre son ticket assez tôt car nos visiteurs ont vite fait de liquider le stock de repas disponibles)
– des ateliers tri de semences et taille de fruitiers
– un débat, bien actuel, sur agricultures et labels, avec des professionnels
– un marché de producteurs
– des semenciers professionnels artisanaux et des pépiniéristes
– des semenciers amateurs qui vous proposent quelques échantillons de leur production
– un grand troc de semences le matin
– une librairie et des stands associatifs, etc …

Consultez le détail :

On espère vous voir nombreux et nombreuses !

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OUVERTURE DE LA GRAINOTHÈQUE DU PILAT

Il gèle encore bien fort ce matin du 31 décembre sur le Pilat, et l’eau immobilisée dans le bachat me fascine : la surface est solide – on a envie de casser ; et qu’y a-t-il dessous?

Tout ça pour vous annoncer l’ouverture prochaine de notre grainothèque à Pélussin.
Il est en effet temps de songer aux graines à semer à partir de février-mars, une activité qui se mijote au coin du feu.

Quand ? samedi 18 janvier de 10h à midi.
Où ? à l’espace des 4 Versants à Pélussin*.

Et vous aurez une 2e chance samedi 15 février aux mêmes heures.

  • à coté du gymnase


Vous pourrez demander 5 échantillons de variétés de légumes et aussi parrainer une variété en rendant des graines à la MS Loire si ça a bien marché. Les échantillons sont donnés, mais nous sommes contents si vous nous aidez un peu à couvrir nos frais et adhérant (à partir de 5€) ou en faisant un petit don.

Vous pouvez consulter le catalogue 2025.
Il n’est pas prévu de distribution de graines à d’autres dates, sauf à la Fête annuelle des Semences Paysannes de Marcilly.


Merci de diffuser largement cette info autour de vous.

Je vous souhaite de pouvoir apprécier les quelques jours d’hiver magnifiques qui s’offrent à nous dans la région et de bien commencer l’année 2025.

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Billet du 12 aout 2024

Les fleurs de courgette : une couleur et une taille qui illuminent le jardin au milieu d’un océan de larges feuilles encore vertes, avant la canicule.
Le rituel, à chaque visite à Goély : faire le tour du jardin pour voir ce qui a poussé, ce qu’il y a à faire. On prend des nouvelles des oignons, des salades et autres tomates. Ça nous met en appétit … pour désherber, tâche essentielle pour que nos plantations survivent à l’exubérance des adventices .
Dans la serre le 8 juillet
Le coin des poivrons, avant
Le coin des poivrons, après

C’est un plaisir toujours renouvelé de voir pousser ce qu’on a semé.

petit haricot …
… devient grand
L’oignon patate …
… récolté le 5 aout

Nous avons aussi suivi l’évolution du mildiou sur certaines de nos variétés de tomates, avec le calme qui s’impose quand on ne peut pas faire grand chose. ‘Glacier‘, tomate précoce appréciée, a été la plus touchée ; après des pulvérisations de prêle, nous avons laissé la nature se débrouiller, et le temps sec a enrayé la progression de la maladie. Nous récoltons maintenant quelques tomates saines.
La récolte d’autres variétés de tomates commence lentement, cette année (froid et pluie).

Le mildiou putréfie les plants.
pulvérisation de décoction de prêle
Temps sec : stop mildiou

Notre petit collectif profite des initiatives des un(e)s et des autres :
JC nous a retrouvé une souche de poivron d’Ampuis, que nous avions perdu.
Ch nous a conservé des graines d’oignon rose de Jacques, une variété de gros oignon doux introuvable dans le commerce. Il faudra attendre l’an prochain pour vérifier que ces 2 sauvetages sont fiables.
B nous a donné des graines d’une tomate qui est nouvelle pour nous, ‘Blush flammée‘. Elle a une très bonne saveur, je trouve. On l’adoptera dans notre catalogue, c’est sûr.


Un peu plus grosse qu’une tomate cerise, poussant en grappes abondantes, ferme et très fruitée, ‘Blush Flammée’ semble avoir beaucoup d’atouts.

Parmi les initiatives qui enrichissent le collectif, il y a celle de R qui cette année encore a parsemé le jardin d’herbes aromatiques et médicinales, qui sont aussi mellifères, par exemple : souci, monarde, une cive vivace, mélisse.

Nous avons aussi échangé de nombreux plants de laitue, d’herbes, … Et ça risque de se poursuivre tout l’été. La nature est prolifique et nos jardiniers-jardinières aussi.

Échange de pratiques aussi, comme :
– fabriquer un petit godet dégradable pour des semis ou des repiquages, avec un demi rouleau en carton de papier hygiénique.
– polliniser manuellement les cucurbitacées et d’abord, apprendre à différentier fleurs mâles et fleurs femelles. Cette année nous avons semé des courgettes pour montrer en pratique comment on pollinise les courges et courgettes à la place des insectes, ce qui permet d’éviter les hybridations involontaires. (voir aussi le diaporama complet sur le blog)


Fleur femelle à droite ou à gauche?
Pour la solution, rendez-vous sur le diaporama cité ci-dessus.

Si vous souhaitez nous rejoindre à Goély-Maclas, dans le Pilat rhodanien, envoyez un petit message par ce blog.
Et si vous avez le temps, écrivez un petit commentaire pour la rédactrice seule devant son clavier, snif.

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Billet du 20 mai 2024

Ces temps, on est plus souvent à la fenêtre
à regarder la pluie tomber qu’au jardin à bêcher et planter.

C’est pourquoi, cette année, nous n’avons jusqu’ici été cultiver à Goely que deux fois : le 12 avril et le 10 mai. Nous avons réussi à passer entre les gouttes et le terrain n’était pas trop mouillé.

A la fin de ce petit résumé, vous trouverez
– un rappel des fiches conseils pour produire de bonnes graines.
– des infos sur les distributions de plants de tomates à St Etienne et à Marcilly-le-Chatel.

Le 12 avril, JL nous avait préparé deux belles planches. Cette année nous avons décidé d’adopter ce mode de culture. 1,20m de large, accessible des deux cotés, destiné à devenir des planches permanentes avec enrichissement régulier du sol. Nous y avons semé les bulbes d’oignon patate, notre oignon fétiche.

Quant à la serre, un joyeux fouillis nous y attendait. Nous avons tuteuré le chou quintal d’Auvergne ; c’est la première fois que nous cultivons un chou pour la graine, on va voir ce qu’on va voir.
Sinon, nous avons repiqué en godets les 13 variétés de tomates que nous avions sélectionnées et semées en alvéoles à Annonay le 25 mars.


Le 10 mai, les oignons patate s’étaient bien développés ; ils n’ont certes pas manqué d’eau, mais n’ont pas pourri pour autant. Ils forment un joli alignement et ont été sarclés avec soin.
Nous avons pu planter une partie des tomates, celles qui avaient suffisamment grandi, idem pour les laitues.
Pendant qu’une partie de l’équipe faisait tout ça, quelques bras solides ont bêché à la grelinette le sol de la serre, pour y accueillir bientôt haricots, poivrons et courgettes.

En rang tout le monde
Oignons, tomates, poireaux. La planche s’anime.
Il faut au moins 20 pieds de laitue pour la diversité génétique des graines que nous récolterons.
Il a tellement plu que le sol de la serre est bien humide, malgré la bâche.


Pour celles et ceux qui veulent récolter leurs graines dans les ‘règles de l’art’, il y a un outil précieux : les fiches semences du blog de la MS Loire :https://msloirepilat.wordpress.com/fiches-semences/. On y trouve des conseils pour produire des graines de toutes les familles de légumes. A déguster sans modération !

Au bas de cette page de liens il y a, par exemple, une fiche ‘produire des graines de haricots’. C’est pas long à lire et ça évite qq erreurs. On y insiste sur :
– prévoir des pieds réservés exclusivement à la production, où on ne cueille pas de haricots (prévoir rubalise ou laine rouge pour les marquer et s’en souvenir), sauf les frais en fin de saison (à partir de septembre, ça repart si les pieds ne sont pas morts de chaleur).
– planter les différentes variétés à un certain éloignement, pour éviter qu’elles ne se croisent.
– récolter des grains parfaitement secs, la cosse est cassante.
– et je rajouterai mon dada, la protection la plus efficace que je connaisse pour protéger des limaces bien gourmandes et nombreuses en ce moment : semer les haricots en poquets et les entourer d’un tronçon de bouteille plastique (8-10 cm de haut). Par sécurité, j’y mets dans ce cercle protégé quelques grains d’anti-limaces à base de fer (non toxique pour les humains).


La Maison de la semence de la Loire distribuera des plants de tomates à St-Etienne les vendredi 24 mai et jeudi 30 mai,
de 17 heures à 19 heures,
à la Ferme au Quartier, 2 esplanade Bénevent (quartier technopole),… Et dans le Forez vendredi 24 mai
de 17h30 à 19h30,
à la Ferme Grenier aux Grandes Rases à Marcilly le Chatel.

Je nous souhaite bien du plaisir au jardin et un peu plus de soleil.

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Billet du 27 février 2024

Réunion gourmande de bilan de notre activité en 2023

On ne fait pas que transpirer, à Goély, à notre terrain de culture collective. On travaille aussi avec notre tête, pour faire le bilan de l’année écoulée et prévoir la suite.
D’ailleurs, qui croit encore que l’intellect fonctionne séparément du ‘corps’, et lui est supérieur ?
Comme un des carburants de notre collectif est le bon boire et le bon manger, ça donne la scène ci-dessus.

Au programme de ce billet :
– la Fête de Reventin (38), le 3 mars, où nous tenons un stand de la grainothèque du Pilat
– Notre Fête des semences paysannes de Marcilly-le-Chatel (42), le 23 mars.
– Un article sur la souveraineté alimentaire, contribution au débat sur les mutations nécessaires dans l’agriculture.
– Et un autre article sur les plateformes numériques dans le domaine des semences.


Tout sur la Fête Nature de Reventin(38) du 3 mars de 9h à 13h : https://www.entrezcestouvert.fr/.
On y sera avec nos échantillons de graines à donner, et retrouver nos amis dans une ambiance tout spécialement chaleureuse.


Veuillez trouvez ici le tract-programme de la 10ème fête des semences paysannes, organisée par la Maison de la Semence de la Loire, le samedi 23 mars 2024 à la ferme Grenier à Marcilly Le Châtel dans le Forez.
Merci de nous aider à en faire connaître largement le programme, par mails et sur les réseaux sociaux !


Lisez ici l’article sur la souveraineté alimentaire, alibi de ceux qui ne veulent rien changer dans les pratiques (juteuses pour eux) de l’agroindustrie, et les alternatives en lien avec le respect des équilibres naturels.


Un autre article de fond sur le risque d’uberisation dans la production des semences. Le terme ‘uberisation’ est un peu accrocheur, mais l’article est intéressant. Extrait :
Éléments pour une critique des plateformes numériques appliquées aux semences.
L’agriculture n’échappe pas à la numérisation du monde. L’intégration des objets connectés aux pratiques agricoles est un nouvel eldorado pour l’industrie.” La suite est .


Et vive le printemps!

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Billet du 30 novembre 2023

Les dernières green zebra, quelque mélisse, et une grosse moisson de ficelles-tuteurs devenues inutiles

Une nature morte, ou presque morte, pour finir la saison 2023, et un peu de la douce mélancolie de l’automne vieillissant.
Pourtant, dans ce billet, on ne mollit pas :


– voici le catalogue 2024, qui rajeunit un peu notre stock de graines : c’est ici
– on vous rappelle nos précieuses fiches semences pour choisir vos graines aussi en fonction de la facilité ou de la difficulté de produire des graines.
– on vous informe sur les nouveaux OGM, où se joue en ce moment en Europe une étape déterminante, avec le risque de leur légalisation.
Une vidéo grand public de 6mn15 : https://www.youtube.com/watch?v=bVaYBaiVmDM
et l’appel de Poitiers 2023 : https://www.fnab.org/appel-de-poitiers-du-24-septembre-2023/

Un billet bref mais dense! A vous de voir

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Billet du 28 novembre 2023


Ce billet parle de la fin de notre saison à Goély, et propose aussi un lien vers une étude sur l’avenir de l’eau du Rhône, étude produite par l’Agence de l’Eau Rhône, Méditerranée, Corse.
L’annonce de notre réunion annuelle de bilan : le samedi 2 Décembre

Et très bientôt notre catalogue 2024

Vendémiaire, brumaire …
C’est le temps des récoltes, des tris de graines et du nettoyage en vue de l’année prochaine.

Finis les tris au soleil en t-shirt sous le peuplier noir. Là, c’est en blouson, dans la serre, avec un temps variable, mais la réjouissante et chaleureuse dynamique du groupe de bénévoles a gardé tout son charme, régulièrement clôturé par un de nos modestes mais irrésistibles petits gouters.

aubergine
courgette
poireau

C’est la première année que nous nous lançons dans la production de graines de chou.
Celui dont nous avons hérité (Bruno Viennois) est l’imposant quintal d’Auvergne. Pour en savoir plus sur la renaissance de ce chou patrimonial : ici
Nous en avons sélectionné et mis en jauge pour l’hiver à l’abri de la serre ; c’est une bisannuelle, qui ne produira ses fleurs et ses graines que l’année prochaine.
Les choux restants n’ont pas été perdus pour tout le monde. Ils ont fini dans l’atelier choucroute auquel tous les bénévoles étaient conviés.

Dernière récoltes, inventaire et stockage des graines, rangement et nettoyage avant notre réunion annuelle de bilan du samedi 2 décembre.
Si vous voulez plus d’infos sur cette réunion de bilan, écrivez-nous, je vous répondrai de suite.

le jardin entame son hivernage
Oignon de Tarassac, aubergine
fin des haricots? non des tomates
oh les belles vertes!

L’oignon de Tarassac, magnifique oignon doux du sud, – encore une bisannuelle, sera replanté au printemps pour produire ses graines . Les tomates finissent de murir à la maison, ou deviennent de la confiture de tomates vertes.

Bonne fin d’année!
N’hésitez pas à nous questionner, nous féliciter… 😉

MC Courbon, coordinatrice de Goély

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Salade toute simple de courgette

Pour la sauce : dans un saladier, mettre l’équivalent de deux cuillères à soupe d’huile d’olive, pour une courgette, auquel on ajoute le jus d’un demi citron, ainsi que le jus d’une ou deux tomates bien mûres et une gousse d’ail grossièrement mixée.
Ces  proportions sont bien sûr à adapter en fonction du nombre et de la taille des courgettes que vous utilisez !

Au préalable,  faire des lamelles de courgettes avec un économe. Mettre ces lamelles de courgettes  à  égoutter dans une passoire, saler et attendre si possible une petite heure afin qu’elles dégorgent.
Si c’est une préparation de dernière minute, bien essorer les courgettes.

Mélanger les courgettes à la sauce , ajouter des copeaux de parmesan et des petits dés de tomates, feuilles de basilic, graines diverses … Le parmesan peut être remplacé par de la feta.

Servir très frais, c est le secret de la recette !

Bon appétit !

M-Hélène

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Confit de courgette

A gauche version courgette, à droite version poivron


500g de courgette
un citron zeste et jus
150 g de sucre roux
agar-agar

Je fais la recette en deux temps : la veille je coupe menu une courgette jeune, qui ne s’est pas encore lancée à faire ses graines, je n’épluche pas.

J’installe les petits morceaux dans un saladier, je prépare le zeste du citron, je mélange.

L’ensemble est recouvert du jus de citron, auquel je rajoute le sucre. Je recouvre d’un torchon et je laisse macérer l’ensemble une nuit. Le citron va développer ses arômes et la courgette dégorger son jus en s’enrichissant de parfum ambiant.

L’étape deux est la cuisson à feu doux jusqu’à ébullition que je maintiens petit bouillon environ 20minutes (à partir de l’ébullition). En même temps, je prépare l’agar agar dans une petite tasse : une cuillère à café rase de poudre dans 3 cuillères à soupe d’eau, il faut hydrater la poudre. Au terme de la cuisson, j’ajoute ce mélange sans cesser de remuer, la cuisson est prolongée de 5 mn en remuant.

Ensuite je verse à chaud dans des petits pots préalablement ébouillantés ; je ferme immédiatement pour avoir une pasteurisation.

L’agar agar fige bien les morceaux de courgette, mais pour un rendu moins ferme, on doit pouvoir s’en passer.

  On peut recomposer la recette avec des poivrons, des ognons (quand les légumes abondent au jardin). On peut aussi diminuer le sucre…

C’est le début d’une aventure gustative.

recette signée Ree

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Billet du 24 juillet 2023

L’ombelle du poireau a jusqu’à 2OOO petites fleurs !

Dans ce billet il est question de :
– la fête des 20 ans du Réseau Semences Paysannes
– de belles étrangères introduites dans le jardin de Goely
– de nos cultures qui prospèrent

  • Du 22 au 24 septembre, le Réseau Semences Paysannes (RSP), dont la Maison de la Semence de la Loire est membre fête ses 20 ans (et toutes ses dents). Les infos ici.
  • A Goely, Ree a proposé de planter des aromatiques venant de son jardin ; elles offrent leur nectar, font fuir certains insectes, apportent de la diversité végétale. Ree a fait de superbes petits panneaux, qui mettent des repères dans notre fouillis végétal.


La dernière photo représente un pied d’amarante, que nous n’avons pas eu besoin de planter, elle prolifère dans les jardins comme une conquérante !
On consomme parfois les graines ; on sait moins qu’on peut aussi manger ses feuilles, cueillies avant la floraison, sinon elles deviennent coriaces comme toutes les feuilles de plantes sauvages. On peut les faire revenir doucement avec un peu d’ail haché et une tomate coupée en 4.
Essayez! Mais seulement si vous êtes sûr.e de ne pas vous tromper de plante.

  • Nos cultures poussent bien, boostées par un sol que nous découvrons riche, et par les pluies de fin juin.
corno jaune encore vert
doux d’Espagne
2 variétés de chou

Les graines de ces poivrons nous ont été données par Annie, par ailleurs notre grande pourvoyeuse en graines de tomates, et nous en sommes très satisfaits. Ils poussent bien, même à 600m d’altitude hors serre.
Les choux attendront l’an prochain pour fleurir, ce sont des bisannuelles, les 2 variétés devront être isolées pour ne pas être croisées involontairement.
Comment savoir s’il faut isoler une variété de légume? Ce genre d’informations se trouve dans les fiches semences sur notre blog.

Au contraire des jardiniers habituels, nous nous réjouissons quand nos laitues montent en fleur puis en graine. Nous cultivons cette année 5 variétés de laitues ; on n’a pas besoin de les isoler car c’est une plante qui se croise peu entre variétés.
La récolte des graines, toutes petites, se fera en septembre si tout va bien. On fait ça en groupe, sinon c’est bien fastidieux.

Enfin, nous avons attaché les têtes de poireau qui sinon se courberaient vers la terre ou se casseraient.
La photo de droite montre notre cher oignon patate. Plus d’infos ici sur cet étrange mais aimable oignon qui copie sur les échalotes pour produire ces bulbes en étoile à partir d’un bulbe planté. Cette année, ils magnifiques à Goely.

Dernière nouvelle : cette nuit il a plus pas mal sur le Pilat, de quoi interrompre la sécheresse menaçante et donc le dépérissement des légumes de nos jardin. Pour combien de temps ?
A Goely, nous n’avons pas ce souci. En effet, nous avons installé un goutte-à-goutte, indispensable pour un jardin où nous allons seulement une demi-journée tous les 10 jours.

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Billet du 16 juillet 2023


Dans ce billet on parle
– du nouveau sur les nouveaux OGM
– d’un livre ‘Faire ses graines c’est facile’
– d’une jolie histoire d’infirmier
– de la suite de nos aventures au jardin de Goely (Maclas), là où s’ébat le collectif de grainiers du Pilat

  • Nouveaux OGM : Dans la perspective d’un projet de loi sur la déréglementation des nouvelles techniques génomiques (NGT) attendu en juillet, le RSP s’est joint à une centaine d’organisations européennes pour tirer la sonnette d’alarme auprès des ministres européens de l’agriculture,
    C’est le début d’une lettre ouverte co-signée par le Réseau Semences Paysannes (RSP) pour dénoncer le risque de multiplier les brevets sur le vivant et donc favoriser encore plus les géants de l’industrie semencière.
  • ‘Faire ses graines c’est facile’ : c’est le titre d’un livre qui vient de paraitre ; il est synthétique, adapté pour les personnes qui veulent se lancer dans la production de leurs propres graines. Il est rédigé par des membres d’une maison des semences, celle de Haute-Loire. Elle s’appelle Grainaille. On peut avoir un aperçu du contenu du livre.
  • Une jolie histoire,
    racontée par M. Giraud, à propos de la cèbe, ou oignon de Tarassac, un oignon traditionnel de l’Hérault presque disparu, et ‘ressuscité’ par Y. Giraud, et que nous cultivons, un excellent oignon doux :
    Guilhem cultive la cèbe de Tarassac et le barbu de Lacaune à 5 km de chez nous. Infirmier de métier,  il rêvait de cultiver les terres de son grand père. Il pensait que c’était impossible d’en vivre. Découvrant la cebe, contre l’avis des siens, il s’est mis en bio et la diffuse localement par son travail infirmier à domicile. Les personnes âgées sont ravies de retrouver la cebe de leur enfance et en parlent aux plus jeunes. C’est un autre regard sur la bio qui s’éveille dans le pays, ça fait du bien.


  • Les aventures du collectif de Goely

Début juin, les poireaux du Cheylard dressent leur tête bientôt fleurie largement au dessus des herbes sauvages qui prospèrent joyeusement avec les pluies récentes.

Désherber, désherber, désherber, ce n’est pas notre nouvelle obsession maniaque, mais une nécessité pour ne pas être avalés dans un enfer vert. A proximité de nos cultures, nous coupons ou arrachons, à la main, avec divers outils, si possible avant que ce petit monde graine, sans illusion sur qui gagne à la fin.

à la sarcleuse
à la griffe à 2 dents
à la main
à la serfouette
au plantoir
la serre après désherbage

Dans ce terrain, nous rencontrons toutes sortes de bestioles, ici une larve de coccinelle – à ne pas confondre avec celle de doryphore, qui aime les plants de pomme de terre mais aussi les plants d’aubergine.
Une autre bestiole a ravagé un carré de laitues en s’attaquant aux racines : le taupin !
Renseignement pris, il en existe au moins 4 espèces dans les potagers : le t. des moissons, le t. obscur, le t. cracheur, le t. sordide. Avec des noms pareils, on voit que la bestiole n’est pas aimée! Il parait que le ‘purin’ de fougère est un répulsif. En attendant, le mal est fait : les petites laitues ont été dévorées à la base. Il faut ressemer pour avoir suffisamment de plants pour faire de la graine.

larve de coccinelle

Nous saisissons chaque occasion de partager nos savoirs et savoir-faire.
Par exemple, pourquoi n’avons-nous pas planté les différentes variétés de tomates les unes à coté des autres? Est-ce qu’une fleur de tomate peut être pollinisée par une autre fleur, éventuellement d’une autre variété ?
Il est utile de savoir que les fleurs de tomates s’auto-pollinisent, en principe. L’organe femelle, le pistil est enfermé dans les pétales, en tête à tête avec le pollen mâle.
Mais on constate, avec les étés très chauds, que le pistil peut pointer hors de la fleur, et ainsi être pollinisé par un insecte , s’il visite la fleur en question et qu’il transporte du pollen d’une autre fleur de tomate. C’est pourquoi il est recommandé de séparer les différentes variétés de tomates de quelques mètres au moins, pour avoir moins de risque d’un croisement involontaire.


Enfin, nous avons peint la bâche de la serre au Blanc de Meudon. Il s’agit d’un produit non toxique, à base de calcaire. Le but est de filtrer un peu les rayons du soleil et donc de faire baisser la température dans la serre.


Bon été ! Un peu d’eau, pas trop chaud !

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Billet du 14 juin 2023

Campanule, une fleur de début d’été

Dans ce billet, je vous raconte les aventures des Goelistes d’avril à juin.

Nous avons mis un certain temps à nous adapter à notre nouveau lieu de culture. Il a fallu nous familiariser avec l’espace (500m² de terrain – on flottait un peu), l’exposition et l’ensoleillement, les prédateurs locaux, la nature du terrain …
La première plantation a été les poireaux semés l’an dernier, que nous avions mis en jauge après notre déménagement de Chorée. Le poireau est une bisannuelle qui fleurit et graine la deuxième année, donc en 2023 pour celui-ci.

poireau résistant à la sécheresse, début avril

Nous avons semé cette année un poireau d’hiver, qui fleurira en 2024 ; il ne se croisera pas avec le premier, grâce au décalage d’une année, que nous avons planifié. Jardiner, c’est s’organiser et anticiper, encore plus quand on veut produire des graines, où il faut tenir compte des croisements possibles avec d’autres variétés. Chaque légume a ses spécificités, que vous pouvez retrouver sur ce blog, dans les fiches semences par groupes de légumes.

Nous avons ensuite fait beaucoup de plants , en petites alvéoles puis en godets, pour finir par une grosse demi-journée de plantation des variétés soigneusement étiquetées d’une sorte d’aubergine, de 2 de poivrons, 5 de laitues, 11 de tomates (photo ci dessus, avant la répartition sur le terrain).
S’y ajoutent depuis : 2 types d’oignons, 2 de choux, une betterave et 4 haricots.
En plus, les bénévoles bien impliqués, et qui peuvent, ont adopté des variétés dans leur propre jardin.

Si tout va bien, nous ferons cette année une grosse contribution pour rajeunir la grainothèque !

En juin :

Dans la serre, les pieds de tomates ont été attachées à des fils qui leur serviront de tuteur. A mesure qu’ils grandissent, on les fait tourner autour du fil.
Entre chaque pied de tomate, nous avons l’habitude de planter un pied de basilic. Les 2 sont censés s’entraider. Détails ici.

Nous sommes souvent une dizaine aux rendez-vous et de petites équipes se forment pour faire ci ou ça.
On en profite pour s’apprendre mutuellement de nouveaux trucs, comme ici le maniement d’un outil pour trancher l’herbe au raz du sol : bien pratique quand les herbes sont basses et pas trop denses, et ça a l’avantage de laisser les racines dans le sol, ce qui aère la terre et permet une meilleure pénétration de l’eau. Il faut juste trouver la bonne inclinaison du manche pour que la lame soit bien à plat et l’effort réduit.

Hors de la serre, nous avons planté un tuteur à coté de chaque pied de tomate, et nous avons eu un petit cours sur une manière efficace et rapide d’attacher le plant à son tuteur ; c’est un geste qu’on répète tout le long de la saison, il vaut donc mieux que ça soit rapide.
On fait un 8 horizontal avec le fil et on noue à la bonne longueur pour ne pas étrangler le plant qui va grossir, grossir.
L’essayer c’est l’adopter !
Avec le temps humide et assez chaud, tout pousse vite. Chaque fois que nous arrivons, nous faisons le tour des cultures et admirons l’œuvre de la nature. Soyons humbles : si ça pousse, notre rôle est juste de créer des conditions favorables.

Nous avons relevé le pan sud de la bâche pour laisser circuler l’air, ce qui limitera la prolifération de pucerons sur les tomates à l’intérieur, en tout cas on l’espère …


Sur le navire de Goely sur lequel les bénévoles sont embarqués, on fait avec les moyens du bord.

Pour retendre la bâche, un seul escabeau? On retourne la poubelle qui nous sert au tri des graines de laitues. Un peu de stretching et c’est bon.

L’équipe est pleine de ressources, d’engagement, d’esprit coopératif. Un vrai bonheur !

Vos commentaires et questions sont les bienvenus .

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Billet du 15 avril 2023

Laitue d’hiver Mouchetée de Salasc

Au menu du jour :
– L’humain d’abord, reconnaissance du travail des bénévoles
– repiquage des tomates
– Le sol? Vivant! Vous avez dit vivant ? Conférence de M. A. SELOSSE à St Etienne

L’HUMAIN D’ABORD

Chaque semaine, je suis étonnée-contente de constater la générosité, le désir d’apprendre et l’enthousiasme des bénévoles, en tout cas de celles et ceux que je côtoie sur le Pilat.
Des exemples récents : J prend nos activités en photo et rédige parfois pour le blog, elle refait les plants de culture inaboutis, JC élève nos tomates et laitues de la graine à la pleine terre, V partage ses compétences maraichères et héberge nos réunions d’organisation, JL nous installe le goutte à goutte sans quoi tout cramerait en été, M vient spécialement labourer ce qui restait en friche, et tant d’autres gestes utiles.
En plus, sur le Pilat, 12 bénévoles cultivent dans leur propre jardin pour alimenter la grainothèque, souvent plusieurs variétés – cocorico pilatois!
Et cette année, grâce aux rencontres à l’assemblée générale de janvier, 5 jardiniers expérimentés de la Loire, mais hors Pilat, cultivent aussi pour la grainothèque.

Point de départ du repiquage des tomates : la liste pour Goely ; ces tomates ont été semées un mois plus tôt et gardées dans la véranda de JC.
P. prépare les étiquettes et les scotche sur chaque pot, pour éviter tout mélange de variétés.
V et JC repiquent les tomates des alvéoles vers les godets, dans un bon terreau, pour qu’elles fassent des racines vigoureuses.

Variété par variété, à quatre personnes, on a moins de risque de se tromper.
Jean Claude les range dans les caisses, et les arrose.
La petite équipe les descend dans la serre, sous une double protection en cas de risque de gelée.

Textes et photos de Joss, mise en page MC
Les photos de poivrons : p. tomate et p. précoce Ariane



Sans un sol vivant, pas de culture correcte.

Une conférence sur cet organisme fascinant qu’est le sol va avoir lieu à St Etienne, le 5 mai au Méliès St François, 8 rue de la Valse (attention, pas le Méliès près de la préfecture !) à 18h30.
Le conférencier, Marc-André SELOSSE, est un grand spécialiste des micro-organismes du sol.
Son livre, L’origine du monde,une histoire naturelle du sol à l’intention de ceux qui le piétinent, publié chez Actes Sud, est une somme en la matière.
Un expert drôle, une chance à ne pas louper !

Inscription par mail : soiree.vegetal.local@gmail.com
Prix libre.

A toutes et tous, bon printemps !

Vos commentaires sont les bienvenus : seule face à l’écran, qui me dit ni oui ni non, c’est une bouffée d’oxygène quand quelqu’un se manifeste, pas forcément pour caresser l’auteure dans le bon sens du poil …
Vous pouvez aussi proposer vos textes et photos par mail : msloire.pilat@gmail.com

msloirepilat

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Billet du 15 avril 2023

Laitue d’hiver Mouchetée de Salasc

Au menu du jour :
– L’humain d’abord, reconnaissance du travail des bénévoles
– repiquage des tomates
– Le sol? Vivant! Vous avez dit vivant ? Conférence de M. A. SELOSSE à St Etienne

L’HUMAIN D’ABORD

Chaque semaine, je suis étonnée-contente de constater la générosité, le désir d’apprendre et l’enthousiasme des bénévoles, en tout cas de celles et ceux que je côtoie sur le Pilat.
Des exemples récents : J prend nos activités en photo et rédige parfois pour le blog, elle refait les plants de culture inaboutis, JC élève nos tomates et laitues de la graine à la pleine terre, V partage ses compétences maraichères et héberge nos réunions d’organisation, JL nous installe le goutte à goutte sans quoi tout cramerait en été, M vient spécialement labourer ce qui restait en friche, et tant d’autres gestes utiles.
En plus, sur le Pilat, 12 bénévoles cultivent dans leur propre jardin pour alimenter la grainothèque, souvent plusieurs variétés – cocorico pilatois!
Et cette année, grâce aux rencontres à l’assemblée générale de janvier, 5 jardiniers expérimentés de la Loire, mais hors Pilat, cultivent aussi pour la grainothèque.

Point de départ du repiquage des tomates : la liste pour Goely ; ces tomates ont été semées un mois plus tôt et gardées dans la véranda de JC.
P. prépare les étiquettes et les scotche sur chaque pot, pour éviter tout mélange de variétés.
V et JC repiquent les tomates des alvéoles vers les godets, dans un bon terreau, pour qu’elles fassent des racines vigoureuses.

Variété par variété, à quatre personnes, on a moins de risque de se tromper.
Jean Claude les range dans les caisses, et les arrose.
La petite équipe les descend dans la serre, sous une double protection en cas de risque de gelée.

Textes et photos de Joss, mise en page MC
Les photos de poivrons : p. tomate et p. précoce Ariane



Sans un sol vivant, pas de culture correcte.

Une conférence sur cet organisme fascinant qu’est le sol va avoir lieu à St Etienne, le 5 mai au Méliès St François, 8 rue de la Valse (attention, pas le Méliès près de la préfecture !) à 18h30.
Le conférencier, Marc-André SELOSSE, est un grand spécialiste des micro-organismes du sol.
Son livre, L’origine du monde,une histoire naturelle du sol à l’intention de ceux qui le piétinent, publié chez Actes Sud, est une somme en la matière.
Un expert drôle, une chance à ne pas louper !

Inscription par mail : soiree.vegetal.local@gmail.com
Prix libre.

A toutes et tous, bon printemps !

Vos commentaires sont les bienvenus : seule face à l’écran, qui me dit ni oui ni non, c’est une bouffée d’oxygène quand quelqu’un se manifeste, pas forcément pour caresser l’auteure dans le bon sens du poil …
Vous pouvez aussi proposer vos textes et photos par mail : msloire.pilat@gmail.com

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Billet du 8 avril 2023

Ça butine au soleil, beaucoup d’osmies

Au menu du jour :
– un témoignage sur le rassemblement à Ste Soline contre les méga-bassines
– premiers travaux du collectif du Pilat à Goely

Nous avons reçu ce témoignage d’un copain, loin du sensationnel des médias.
Pour vous éclairer, le point de vue de la Confédération Paysanne sur les méga-bassines : ici

Marc Bardin (de la Loire) :
Sainte-Soline, mon témoignage

De retour du rassemblement contre les mégabassines à Sainte-Soline avec mes ami.es, il m’a fallu un peu de temps pour retrouver mon esprit et ma sérénité. Une expérience inoubliable avec un sentiment partagé entre la colère et la tristesse et ce formidable partage que j’ai vécu avec ces milliers de personnes de tout âge mais surtout une très grande majorité de jeunes. Nous sommes arrivés très tôt le samedi matin à 7h sur le camp de base avec le déploiement des tracteurs de la Confédération Paysanne, juste le temps de prendre une petite collation et nous voilà partis en 3 cortèges : celui de l’anguille turquoise, de la loutre jaune, et de l’outarde rose, j’ai suivi la grande outarde en bois à travers la campagne, pendant qu’une équipe plantait une haie de trente mètres le long d’un champ. C’était joyeux, des jeunes tiraient une charrette sur laquelle ils avaient monté une sono et dansaient. Au bout de 2 heures de marche environ nous voilà en face de la bassine avec le cordon de CRS qui nous attendait, et l’hélicoptère qui tournoyait au dessus de notre tête et qui ne nous avait pas lâché depuis le départ.

D’un coup nous avons vu surgir une armada de QUADS, nous étions à 300m environ de la bassine aucune hostilité des 3 cortèges de 30 000 personnes qui arrivaient simultanément, et ce fut le début des tirs des militaires carapacés sur les QUADS avec le pilote devant et le tireur à l’arrière qui tirait à vue, sans discernement sur la foule pacifique.

Je témoigne avec vigueur que les hostilités ont commencé à ce moment précis avec ces tirs de LBD sur la foule. La préfète des Deux Sèvres et Darmanin mentent, les CRS n’ont pas répliqué à la violence des manifestants, c’est bien les forces de l’ordre en QUADS qui ont engagé la violence en ce moment là dès notre arrivé au pied de la bassine.

Puis c’est la valse des lacrymos qui commence, heureusement il y a du vent, plutôt de notre côté . Avec d’autre compagnons je prends des mottes de terre pour étouffer les gaz qui tombent à terre, je ne suis équipé que d’un foulard pour me protéger, les yeux piquent, c’est irrespirable, l’air est saturé de gaz, c’est bruyant, effrayant, certains s’écroulent au sol.

En fin d’après midi on est rentré et ce n’est qu’après-coup qu’on a compris que des blessé·es, il y en avait beaucoup, et de vraiment très graves qui n’avaient pu être pris en charge et évacués à l’hôpital.

Le soir en repartant, les barrages de gendarme contrôlaient tous les véhicules, et ils ont relevé notre d’identité.

Ce terrorisme d’État n’asséchera pas notre détermination à défendre la vie.

Nous sommes les soulèvements de la terre.

Marc Bardin

Un grand soleil mais un vent fort et glacial, voilà les conditions de nos premiers travaux ; on espère plus clément pour la suite.
Nous avons mis dans la nouvelle serre la table haute à tout faire. Depuis des années, elle a vu passer nos semis, rempotages, tris de graines, sans oublier les petits gouters pour entretenir le lien. Ça y est on est vraiment installé.e.s!

Pendant que des équipes balisaient le terrain et la serre pour positionner chaque future variété, une autre équipe a planté nos célèbres oignons patate (voir photo à la une du catalogue et en page 6). Des oignons qui produisent régulièrement, ne germent pas au printemps quand on les garde en cave, et qui sont très bons.
Une autre équipe (nous étions nombreux à nous geler et à faire quand même) s’est occupée des poireaux du Cheylard, une variété résistante à la sécheresse que nous avons semée en 2022. Comme c’est une bisannuelle, elle va fleurir et produire des graines cette année.

Nos tomates vont être repiquées en godets à Annonay et viendront à Goely après les bons soins de JC pour y être plantées définitivement dans un mois environ. Ce calendrier est bien adapté à notre contexte climatique local.

A bientôt !
Bon jardinage !

msloirepilat

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Billet du 8 avril 2023

Ça butine au soleil, beaucoup d’osmies

Au menu du jour :
– un témoignage sur le rassemblement à Ste Soline contre les méga-bassines
– premiers travaux du collectif du Pilat à Goely

Nous avons reçu ce témoignage d’un copain, loin du sensationnel des médias.
Pour vous éclairer, le point de vue de la Confédération Paysanne sur les méga-bassines : ici

Marc Bardin (de la Loire) :
Sainte-Soline, mon témoignage

De retour du rassemblement contre les mégabassines à Sainte-Soline avec mes ami.es, il m’a fallu un peu de temps pour retrouver mon esprit et ma sérénité. Une expérience inoubliable avec un sentiment partagé entre la colère et la tristesse et ce formidable partage que j’ai vécu avec ces milliers de personnes de tout âge mais surtout une très grande majorité de jeunes. Nous sommes arrivés très tôt le samedi matin à 7h sur le camp de base avec le déploiement des tracteurs de la Confédération Paysanne, juste le temps de prendre une petite collation et nous voilà partis en 3 cortèges : celui de l’anguille turquoise, de la loutre jaune, et de l’outarde rose, j’ai suivi la grande outarde en bois à travers la campagne, pendant qu’une équipe plantait une haie de trente mètres le long d’un champ. C’était joyeux, des jeunes tiraient une charrette sur laquelle ils avaient monté une sono et dansaient. Au bout de 2 heures de marche environ nous voilà en face de la bassine avec le cordon de CRS qui nous attendait, et l’hélicoptère qui tournoyait au dessus de notre tête et qui ne nous avait pas lâché depuis le départ.

D’un coup nous avons vu surgir une armada de QUADS, nous étions à 300m environ de la bassine aucune hostilité des 3 cortèges de 30 000 personnes qui arrivaient simultanément, et ce fut le début des tirs des militaires carapacés sur les QUADS avec le pilote devant et le tireur à l’arrière qui tirait à vue, sans discernement sur la foule pacifique.

Je témoigne avec vigueur que les hostilités ont commencé à ce moment précis avec ces tirs de LBD sur la foule. La préfète des Deux Sèvres et Darmanin mentent, les CRS n’ont pas répliqué à la violence des manifestants, c’est bien les forces de l’ordre en QUADS qui ont engagé la violence en ce moment là dès notre arrivé au pied de la bassine.

Puis c’est la valse des lacrymos qui commence, heureusement il y a du vent, plutôt de notre côté . Avec d’autre compagnons je prends des mottes de terre pour étouffer les gaz qui tombent à terre, je ne suis équipé que d’un foulard pour me protéger, les yeux piquent, c’est irrespirable, l’air est saturé de gaz, c’est bruyant, effrayant, certains s’écroulent au sol.

En fin d’après midi on est rentré et ce n’est qu’après-coup qu’on a compris que des blessé·es, il y en avait beaucoup, et de vraiment très graves qui n’avaient pu être pris en charge et évacués à l’hôpital.

Le soir en repartant, les barrages de gendarme contrôlaient tous les véhicules, et ils ont relevé notre d’identité.

Ce terrorisme d’État n’asséchera pas notre détermination à défendre la vie.

Nous sommes les soulèvements de la terre.

Marc Bardin

Un grand soleil mais un vent fort et glacial, voilà les conditions de nos premiers travaux ; on espère plus clément pour la suite.
Nous avons mis dans la nouvelle serre la table haute à tout faire. Depuis des années, elle a vu passer nos semis, rempotages, tris de graines, sans oublier les petits gouters pour entretenir le lien. Ça y est on est vraiment installé.e.s!

Pendant que des équipes balisaient le terrain et la serre pour positionner chaque future variété, une autre équipe a planté nos célèbres oignons patate (voir photo à la une du catalogue et en page 6). Des oignons qui produisent régulièrement, ne germent pas au printemps quand on les garde en cave, et qui sont très bons.
Une autre équipe (nous étions nombreux à nous geler et à faire quand même) s’est occupée des poireaux du Cheylard, une variété résistante à la sécheresse que nous avons semée en 2022. Comme c’est une bisannuelle, elle va fleurir et produire des graines cette année.

Nos tomates vont être repiquées en godets à Annonay et viendront à Goely après les bons soins de JC pour y être plantées définitivement dans un mois environ. Ce calendrier est bien adapté à notre contexte climatique local.

A bientôt !
Bon jardinage !

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